Les plateformes de travail numériques doivent-elles être traitées comme des agences d’emploi privées?

Historiquement, l’intermédiation en matière d’emploi — le fait de mettre en contact des demandeurs d’emploi et des employeurs — a toujours été une question importante pour l’Organisation internationale du travail (OIT). L’un des objectifs stratégiques de l’OIT est en effet de promouvoir l’emploi en créant un environnement institutionnel et économique stable. À cette fin, les services publics pour l’emploi et les agences privées ont un rôle à jouer, avec l’objectif de parvenir à une situation de plein emploi, productif et librement choisi. Dans cet article, nous nous penchons sur l’un des principes centraux des normes internationales du travail relatives aux agences d’emploi, en vertu duquel les demandeurs d’emploi ne peuvent être tenus de supporter des honoraires ou des frais pour les services de recherche d’un emploi, à moins que ces honoraires ou frais n’aient fait l’objet d’une approbation d’une autorité compétente. Cette règle constitue un principe fondamental dans le développement de la réglementation relative aux agences d’emploi privées. Il est utile de la rappeler car les plateformes de travail numériques l’ignorent fréquemment en proposant contre paiement à leurs utilisateurs (à savoir des travailleurs indépendants) la possibilité d’accroître leur visibilité ou d’assurer
une meilleure fonctionnalité de la plateforme, etc.

Source: https://www.etui.org/Publications2/Foresight-briefs/Should-digital-labour-platforms-be-treated-as-private-employment-agencies

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