2018-10-01 12:00 - Messages

Ergonomic interventions for preventing work-related musculoskeletal disorders of the upper limb and neck among office workers

Work-related upper limb and neck musculoskeletal disorders (MSDs) are one of the most common occupational disorders worldwide. Studies have shown that the percentage of office workers that suffer from MSDs ranges from 20 to 60 per cent. The direct and indirect costs of work-related upper limb MSDs have been reported to be high in Europe, Australia, and the United States. Although ergonomic interventions are likely to reduce the risk of office workers developing work-related upper limb and neck MSDs, the evidence is unclear. This is an update of a Cochrane Review which was last published in 2012.

Source: https://www.cochranelibrary.com/cdsr/doi/10.1002/14651858.CD008570.pub3/full

Évaluation des processus : comprendre comment le contexte des entreprises influence le déroulement des premières étapes d’interventions ergonomiques

Bien qu'il soit généralement convenu que les ergonomes adaptent leur intervention au contexte de chaque entreprise, la façon précise dont ils y parviennent et sur quels critères cette adaptation se base sont peu renseignés au plan scientifique. Une évaluation des processus a été réalisée en adoptant un devis d'étude de cas multiple, en vue d'identifier les indicateurs de contexte ayant influencé quatre interventions du courant de l'ergonomie de l'activité, réalisées par des ergonomes en formation. L'évaluation a porté sur les étapes de l'intervention précédant l'implantation des changements, soit de l'analyse de la demande jusqu'au moment où le plan d'action est convenu avec les acteurs-clés. La collecte des données a été effectuée grâce à un journal de bord, des documents produits dans le cadre de l'intervention, ainsi que des entretiens avec les intervenants et les acteurs-clés impliqués dans l'intervention. Nos résultats présentés sous forme de modèles logiques font ressortir 12 indicateurs de contexte ayant représenté des leviers ou des obstacles au déroulement de l'intervention ou au plan d'action. Des combinaisons d'indicateurs ont eu un effet synergique positif ou négatif sur les cas. Le modèle d'évaluation proposé dans cette étude interdisciplinaire pourrait être repris lors d'études subséquentes pour bonifier la compréhension de l'influence du contexte dans d'autres situations d'interventions ergonomiques.

Source: Albert, V., Vézina, N., Bilodeau, H. et Coutarel, F. (2018). Activités, (15-2).
https://journals.openedition.org/activites/3411

Intégration de la préparation physique dans l’approche ergonomique

Quel dispositif pour quel(s) objectif(s)?
L'article présente un cas d'intervention ergonomique proposant la préparation physiologique des ouvriers comme levier de prévention des Troubles Musculo-Squelettiques dans le secteur agroalimentaire. Dans une entreprise dont les activités présentent de fortes contraintes organisationnelles et physiologiques, la place des marges de manœuvre dans un tel dispositif est questionnée. La mise en œuvre d'échauffements au sein d'une entreprise nécessite d'une part de disposer de compétences tant ergonomiques que sur la préparation physiologique. D'autre part, l'intégration des échauffements, forme de préparation physiologique ici mise en œuvre, imposerait une construction sociale spécifique de l'intervention. Enfin, les conditions de réussite du projet tant du point de vue des intervenants que de l'entreprise devraient être posées au préalable afin de garantir le succès du dispositif global de prévention.

Source: Uguen, C., Sablon, S. et Carballeda, G. (2018). Activités, (15-2).
https://journals.openedition.org/activites/3537

Intervention, conception et transformations : comment construire une prévention durable des TMS

Cet article a pour but de participer aux réflexions sur le rôle de l'ergonome dans l'intervention en entreprise. Il présente une intervention-formation relative à la prévention de la pénibilité et des TMS au travail. Cette intervention, menée comme une conduite de projet, s'est basée sur l'adoption de principes fondamentaux pour l'ergonomie dite centrée sur l'activité (Daniellou & Rabardel, 2005). Ces principes portent sur (1) la conception et la pérennisation des démarches de prévention durable, (2) la conduite et l'efficacité des interventions en ergonomie. Sur la base de ce corps de connaissances et de nos pratiques d'intervention antérieures, nous postulons que la mobilisation des acteurs et la transformation des représentations/perceptions sur le travail et la santé participent à l'augmentation du pouvoir d'agir des acteurs en matière de prévention. Ces principes sont illustrés et discutés à partir des résultats d'une intervention menée dans un abattoir de canards.

Source: Ciccone, E., Cuvelier, L., Decortis, F. et Bationo-Tillon, A. (2018). Activités, (15-2).
https://journals.openedition.org/activites/3450

Recurrent back pain during working life and exit from paid employment

A 28-year follow-up of the Whitehall II Study
Objectives To examine the impact of recurrent, as compared with single, reports of back pain on exit from paid employment over decades of follow-up.
Methods The study sample was from the British Whitehall II Study cohort (n=8665, 69% men, aged 35–55 at baseline), who had provided information about their reports of back pain between 1985 and 1994. Data about exit from paid employment (health-related and non-health related exit, unemployment and other exit) were collected between 1995 and 2013. Repeated measures logistic regression models were fitted to examine the associations, and adjust for covariates.
Results Recurrent pain was reported by 18% of participants, while 26% reported pain on an occasion and 56% did not report pain. Report of back pain on an occasion was not associated with health-related job exit, whereas recurrent pain was associated with such an exit (OR 1.51; 95% CI 1.15 to 1.99), when compared with those who did not report pain. These associations were somewhat stronger among middle-grade and lower-grade employees, while these associations were not seen among higher-grade employees. Differences in associations by age and psychosocial working conditions were small.
Conclusions These results highlight the need for early detection of recurrent back pain to prevent exit out of paid employment for health reasons. As the risk varies by occupational grade, this emphasises the importance of identification of high-risk groups and finding ways to address their modifiable risk factors.

Source: Lallukka, T., Mänty, M., Cooper, C., Fleischmann, M., Kouvonen, A., Walker-Bone, K. E., ... et Halonen, J. I. (2018). Occupational & Environmental Medicine, 75(11), 786-791.
http://dx.doi.org/10.1136/oemed-2018-105202

Démarche multidisciplinaire appliquée à l’analyse d’une activité dans un environnement dynamique

La conduite de véhicules légers à La Poste pour la distribution du courrier et des colis
Activité complexe différente de la conduite personnelle, la conduite professionnelle de véhicules légers prend une importance croissante dans le secteur de la livraison/messagerie confronté aux nouveaux modes de consommation. Peu étudiés, les risques pour la santé autres que les accidents de la route ont été approchés dans une étude exploratoire multidisciplinaire menée en collaboration avec le groupe La Poste. Son objectif a été d'explorer, en situation de travail, les différentes composantes de l'activité de distribution de courrier/colis, et particulièrement l'activité de conduite comme partie structurante de l'activité de distribution. La démarche méthodologique alliant des analyses ergonomiques et une approche médicale a mis en évidence des contraintes ainsi que des plaintes en relation principalement avec les caractéristiques des tournées de distribution. Ces résultats ont permis d'orienter la construction d'une étude épidémiologique visant à analyser les facteurs de risque spécifiques à la conduite de véhicules légers dans les activités de distribution.

Source: Hella, F., Radauceanu, A., Atain-Kouadio, J. J., Payet, R. et Colin, R. (2018). Perspectives interdisciplinaires sur le travail et la santé, (20-2).
https://journals.openedition.org/pistes/5733

Bi-directional relation between effort-reward imbalance and risk of neck-shoulder pain

Assessment of mediation through depressive symptoms using occupational longitudinal data
Objectives: Bi-directional associations between perceived effort?reward imbalance (ERI) at work and neckshoulder pain have been reported. There is also evidence of associations between ERI and depressive symptoms, and between depressive symptoms and pain while the links between ERI, depressive symptoms and pain have not been tested. We aimed to assess whether depressive symptoms mediate the association between ERI and neck-shoulder pain, as well as the association between neck-shoulder pain and ERI.
Methods: We used prospective data from three consecutive surveys of the Swedish Longitudinal Occupational Survey of Health (SLOSH) study. ERI was assessed with a short version of the ERI questionnaire, and pain was defined as having had neck-shoulder pain that affected daily life during the past three months. Depressive symptoms were assessed with a continuous scale based on six-items of the (Hopkins) Symptom Checklist. Counterfactual mediation analyses were applied using exposure measures from 2010/2012 (T1), depressive symptoms from 2012/2014 (T2), and outcomes from 2014/2016 (T3), and including only those free of outcome at T1 and T2 (N=2876?3239).
Results: ERI was associated with a higher risk of neck-shoulder pain [risk ratio (RR) for total effect 1.24, 95% confidence interval (CI) 1.02–1.50] and 40% of this total effect was mediated through depressive symptoms.
Corresponding RR for association between neck-shoulder pain and ERI was 1.36 (95% CI 1.13–1.65), but the mediating role of depressive symptoms was less consistent.
Conclusions: Depressive symptoms appear to be an intermediate factor in the relationship between ERI and neck-shoulder pain.

Source: Halonen, J. I., Lallukka, T., Virtanen, M., Rod, N. H. et Hanson, L. L. M. (2018). Scandinavian Journal of Work, Environment & Health.
http://dx.doi.org/10.5271/sjweh.3768

Comorbid symptoms of depression and musculoskeletal pain and risk of long term sickness absence

Background: Symptoms of depression and musculoskeletal pain have both been found to be associated with increased risk of long term sickness absence (LTSA). The comorbidity between depression and pain i.e. simultaneous presence of both symptoms, is well established in the literature. The aim for the current investigation was to investigate whether the presence of comorbid pain influences the associations between depressive symptoms and LTSA or if the presence of comorbid depressive symptoms influences associations between musculoskeletal pain and LTSA.
Methods: A sample of 6572 Danish female health care workers responding to a questionnaire about health and working conditions were followed up in a national register of social transfer payments (DREAM) for 550 days. We estimated the risk for LTSA of four weeks or more, associated with depressive symptoms and number of musculoskeletal pain locations using a Cox proportional hazards model allowing multiple observations per individual. We conducted a test for multiplicative interaction between musculoskeletal pain locations and depressive symptoms, and presented stratified regression models to facilitate the interpretation of the results.
Results: The severity of depressive symptoms was correlated with the number of pain locations reported (Spearman's rho = .24, p < 0.001). We found a significant multiplicative interaction between depressive symptoms and musculoskeletal pain in predicting the risk of LTSA. Depressive symptoms and number of musculoskeletal pain locations were associated with increased risk of LTSA for individuals who did not have comorbid symptoms. However, we found no significant associations between the two predictors and LTSA among participants who reported comorbid symptoms.
Conclusions: The risk of LTSA associated with depressive symptoms and musculoskeletal pain appears to be moderated by the presence of comorbid symptoms. The modified risk for LTSA among workers with comorbid symptoms requires further investigation.

Source: Melkevik, O., Clausen, T., Pedersen, J., Garde, A. H., Holtermann, A. et Rugulies, R. (2018). BMC public health, 18(1).
https://doi.org/10.1186/s12889-018-5740-y

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