2018-07-01 12:00 - Messages

Mortalité par suicide des salariés affiliés au régime agricole en activité entre 2007 et 2013

Description et comparaison à la population générale
Introduction – Un excès de mortalité par suicide des travailleurs du secteur agricole a été mis en évidence en France et à l'étranger. À notre connaissance, aucune étude n'a porté précédemment sur la mortalité par suicide des salariés agricoles affiliés à la Mutualité sociale agricole (MSA). Les objectifs de l'étude étaient de décrire la mortalité par suicide des salariés agricoles affiliés à la MSA en activité entre 2007 et 2013, et de la comparer à celle de la population générale française.
Méthode – Le nombre de suicides des salariés affiliés à la MSA en activité sur la période 2007-2013 a été quantifié. Leur répartition par mode opératoire a été ensuite décrite. La mortalité par suicide des salariés a enfin été comparée à celle de la population générale française à l'aide de ratios standardisés de mortalité (SMR) par suicide.
Résultats – Les résultats montrent une sous-mortalité par suicide des salariés en activité affiliés à la MSA par rapport à la population générale : SMR=0,81 ; IC95%: [0,75-0,88] chez les hommes, et SMR=0,46 [0,37-0,58] chez les femmes.
Discussion-conclusion – Cette sous-mortalité par rapport à la population générale est classiquement observée dans la surveillance des cohortes professionnelles. Elle s'explique par un ensemble de mécanismes de sélection regroupés sous le nom d'effet du travailleur sain, mais ne permet pas de conclure à l'absence d'excès de risque de certains groupes de ces salariés vis-à-vis du suicide.

Source: http://invs.santepubliquefrance.fr/beh/2018/27/2018_27_2.html

Étude nationale de l’asthme actuel selon le secteur d’activité chez les artisans et commerçants en activité en 2013

Introduction – L’asthme relève de causes multiples, parmi lesquelles les facteurs professionnels contribuent pour environ 15% des cas. Afin de documenter la situation dans la population spécifique des artisans/commerçants, la prévalence d’asthme actuel a été estimée et déclinée selon les secteurs d’activité professionnelle.
Méthode – L’étude a porté sur l’ensemble des artisans et des commerçants en activité affiliés à la Sécurité sociale pour les indépendants (anciennement Régime social des indépendants) au 1er janvier 2013. L’asthme actuel a été défini à partir d’un modèle prédictif validé utilisant les données de remboursements de médicaments antiasthmatiques entre 2010 et 2012. Des prévalences ont été estimées selon le sexe et le secteur d’activité. Une comparaison de la prévalence d’asthme actuel entre les secteurs d’activité a été réalisée en calculant des odds ratios (OR) et leurs intervalles de confiance (IC95%) à l’aide de modèles logistiques.
Résultats – L’étude a inclus 967 391 artisans/commerçants. La prévalence d’asthme actuel était de 5,6% chez les hommes (n=40 408) et 6,8% chez les femmes (n=16 547). Comparé au secteur de l’administration d’entreprise (activité de référence), un risque augmenté d’asthme a été observé chez les hommes et chez les femmes exerçant dans la boulangerie-pâtisserie (respectivement OR=2,1 [2,0-2,3] ; OR=1,2 [1,1-1,5]) ou dans le transport de voyageurs par taxi (respectivement OR=1,2 [1,1-1,3] ; OR=1,3 [1,1-1,6]). Un risque augmenté a été observé chez les hommes dans le secteur des ambulances (OR=1,4 [1,2-1,7]) et celui des manèges forains et parcs d’attraction (OR=1,4 [1,2-1,6]) et, chez les femmes, dans les écoles de conduite (OR=1,4 [1,1-1,8]).
Discussion – conclusion – Les secteurs d’activité professionnelle connus comme à risque d’asthme ont été retrouvés dans notre étude mais d’autres, non documentés dans la littérature, ont été observés. Ce travail apporte de nouveaux résultats pouvant contribuer à la prévention. Cependant, une meilleure caractérisation des expositions professionnelles et environnementales permettrait d’en préciser les actions.

Source: http://invs.santepubliquefrance.fr/beh/2018/27/2018_27_1.html

Evaluation of Occupational Exposure Limits for Heat Stress in Outdoor Workers — United States, 2011-2016

Heat stress, an environmental and occupational hazard, is associated with a spectrum of heat-related illnesses, including heat stroke, which can lead to death. CDC's National Institute for Occupational Safety and Health (NIOSH) publishes recommended occupational exposure limits for heat stress (1). These limits, which are consistent with those of the American Conference of Governmental Industrial Hygienists (ACGIH) (2), specify the maximum combination of environmental heat (measured as wet bulb globe temperature [WBGT]) and metabolic heat (i.e., workload) to which workers should be exposed. Exposure limits are lower for workers who are unacclimatized to heat, who wear work clothing that inhibits heat dissipation, and who have predisposing personal risk factors (1,2). These limits have been validated in experimental settings but not at outdoor worksites. To determine whether the NIOSH and ACGIH exposure limits are protective of workers, CDC retrospectively reviewed 25 outdoor occupational heat-related illnesses (14 fatal and 11 nonfatal) investigated by the Occupational Safety and Health Administration (OSHA) from 2011 to 2016. For each incident, OSHA assessed personal risk factors and estimated WBGT, workload, and acclimatization status. Heat stress exceeded exposure limits in all 14 fatalities and in eight of 11 nonfatal illnesses. An analysis of Heat Index data for the same 25 cases suggests that when WBGT is unavailable, a Heat Index screening threshold of 85°F (29.4°C) could identify potentially hazardous levels of workplace environmental heat. Protective measures should be implemented whenever the exposure limits are exceeded. The comprehensive heat-related illness prevention program should include an acclimatization schedule for newly hired workers and unacclimatized long-term workers (e.g., during early-season heat waves), training for workers and supervisors about symptom recognition and first aid (e.g., aggressive cooling of presumed heat stroke victims before medical professionals arrive), engineering and administrative controls to reduce heat stress, medical surveillance, and provision of fluids and shady areas for rest breaks.

Source: https://www.cdc.gov/mmwr/volumes/67/wr/mm6726a1.htm?s_cid=mm6726a1_e

Comparaisons européennes des durées du travail - Illustration pour huit pays

Les comparaisons européennes en matière de durée du travail sont complexes, en premier lieu en raison d'une grande diversité législative et institutionnelle sur le temps de travail entre les pays. Dans certains pays, la législation détermine fortement la durée du travail; dans d'autres, elle est quasi-inexistante; dans d'autres enfin, le temps de travail est du ressort de la négociation collective. Au-delà de ces différences, les caractéristiques de la population en emploi (part de femmes, de jeunes, de seniors en emploi, de cadres, d'ouvriers, du tertiaire dans les secteurs d'activité...) peuvent différer entre les pays et faire varier le temps de travail et la part de salariés à temps partiel.
En second lieu, les difficultés inhérentes à la mesure s'ajoutent à cette complexité, de par les lacunes de l'harmonisation des concepts de durée du travail et des modes de collecte dans les enquêtes entre pays. Ainsi, la comparaison des durées annuelles de travail reste encore aujourd'hui fragile. L'étude compare, en s'appuyant sur les informations présentes dans les enquêtes sur les Forces de travail (Labour Force Survey ou LFS) et en prenant les précautions nécessaires dans l'analyse au vu des éléments méthodologiques limitant les comparaisons, les durées habituelles hebdomadaires de travail en 2016 de huit États membres de l'Union Européenne (UE): l'Allemagne, le Danemark, l'Espagne, la France, l'Italie, les Pays-Bas, la Suède et le Royaume-Uni. Les durées habituelles sont moins sensibles que les durées effectives à la façon dont l'enquête est conçue; les comparaisons internationales sont alors plus robustes.

Source: http://dares.travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/de_220_comparaisons_europeennes_des_durees_du_travail.pdf

Platform Workers in Europe - Evidence from the COLLEEM Survey

The recent surge of digital labour platforms has led to new forms of work organisation and tasks distribution across the workforce. This has raised several questions about the functioning and the benefits deriving from the reorganisation of work that those platforms entail and the associated risks.
The European Commission assessed online platforms in a May 2016 communication, focusing on both their innovation opportunities and regulatory challenges. In June 2016 the Commission also adopted its European Agenda for the Collaborative Economy, which clarified the concept and provided some guidance on the employment status of platform workers and the EU definition of worker.
The European Pillar of Social Rights aims to address some of the policy challenges associated to new forms of employment, including platform work. As accompanying initiatives, the Commission presented in December 2017 a proposal for a new Directive on transparent and predictable working conditions, and in March 2018 a proposal for a Council Recommendation on access to social protection for workers and the self-employed.
A crucial issue in designing the policy response to the emergence of digital labour platforms is the lack of reliable evidence. In 2017, the JRC conducted the COLLEEM pilot survey2 an initial attempt to provide quantitative evidence on platform work, responding to calls by the European Council and the European Parliament. The survey provides a basis for an initial estimation of platform work in 14 Member States.

Source: http://publications.jrc.ec.europa.eu/repository/bitstream/JRC112157/jrc112157_pubsy_platform_workers_in_europe_science_for_policy.pdf

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