Mortalité prématurée par maladies cardiovasculaires chez les femmes selon la catégorie sociale et le secteur d’activité

Les maladies cardiovasculaires (MCV) regroupent un ensemble de pathologies comprenant les cardiopathies ischémiques, les accidents vasculaires cérébraux, les pathologies vasculaires périphériques, l’insuffsance cardiaque et les cardiopathies congénitales. Ces pathologies sont multifactorielles et sont génératrices de coûts importants directs (années de vies perdues, handicaps, recours aux soins) et indirects (perte de productivité due à la mortalité et à la morbidité) qui risquent d’augmenter en raison du vieillissement de la population.
En France, les MCV représentent une cause majeure de morbidité et la seconde cause de mortalité prématurée chez les femmes. La mortalité prématurée rendant compte du nombre de décès avant 75 ans constitue un indicateur important de la santé des populations du fait qu’elle est la conséquence de comportements ou d’expositions défavorables à la santé, notamment professionnels. Cette mortalité prématurée est en partie évitable avec la mise en place de programmes et de politiques de santé publique adaptés (prévention, prise en charge).
Contrairement aux hommes, les MCV sont moins bien documentées chez les femmes alors qu’elles partagent de plus en plus les mêmes facteurs de risque comportementaux (consommation de tabac, d’alcool) que les hommes. Les principaux déterminants des MCV sont multiples. Il s’agit d’une part des facteurs biocliniques et comportementaux (hypertension artérielle, dyslipidémies, syndrome métabolique, tabagisme, mauvaises habitudes alimentaires, plus récemment consommation d’alcool…) et d’autre part, des facteurs socioprofessionnels en particulier l’exposition au travail posté, au bruit ainsi que les risques psychosociaux. Les femmes connaissent également une exposition à des facteurs hormonaux tout au long de leur vie, des particularités physiopathologiques de la maladie coronaire, et une prise en charge de la pathologie coronarienne moins bonne que pour les hommes avec un dépistage plus tardif ou incomplet et des délais d’appel au Samu plus longs.

Source: http://invs.santepubliquefrance.fr/Publications-et-outils/Rapports-et-syntheses/Maladies-chroniques-et-traumatismes/2018/Mortalite-prematuree-par-maladies-cardiovasculaires-chez-les-femmes-selon-la-categorie-sociale-et-le-secteur-d-activite

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