Troubles mentaux : quelles conséquences sur le maintien dans l'emploi ?

Environ 12 % des femmes et 6 % des hommes âgés de 30 à 55 ans, qui travaillent en 2006, déclarent souffrir au moins d'un trouble mental (trouble anxieux généralisé ou épisode dépressif caractérisé). Parmi ces personnes, plus de 20 % invoquent une limitation d'activité, environ 45 % indiquent souffrir d'une maladie chronique et près de la moitié se considèrent en mauvaise santé.
Ces données statistiques sont issues de l'enquête Santé et itinéraire professionnel (SIP), réalisée conjointement par la DREES et la DARES, en 2006 et 2010.
Les personnes déclarant souffrir de troubles mentaux ont sensiblement moins de chances de garder une activité professionnelle que celles qui n'en ont pas signalé. En effet, 86 % des femmes et 82 % des hommes porteurs de ces troubles ont conservé une activité professionnelle en 2010, contre respectivement 92 % et 93 % des personnes n'en déclarant pas.
Les troubles anxieux généralisés affectent la trajectoire professionnelle des hommes, mais pas celle des femmes. Ce sont les limitations d'activité déclarées qui augmentent le plus le risque de ne pas garder son emploi.
Le rôle propre de la santé mentale (en regard des poids respectifs de l'état de santé général et des comportements à risque) reste, cependant, à apprécier, car les caractéristiques individuelles et professionnelles ont traditionnellement une incidence sur le maintien dans l'emploi.
Ainsi, parmi les variables socio-économiques, l'âge au-delà de 50 ans, la présence d'enfants et le travail à temps partiel (chez les femmes), le niveau de diplôme ainsi que la profession et la catégorie socioprofessionnelle (chez les hommes) ont un effet significatif sur la capacité des personnes à conserver un emploi.

Source: http://www.drees.sante.gouv.fr/IMG/pdf/er885.pdf

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