Ensemble, nous sommes plus forts

On en dénombre environ 200. Ils sont affiliés à 17 universités et à 16 centres de recherche. En 2013, parmi les 39 projets dont les travaux débutaient, ils en pilotaient 16 et étaient associés à 17 autres, conjointement avec des scientifiques de l'IRSST. De qui s'agit-il? Des chercheurs externes de notre réseau de collaborateurs de recherche. Ces scientifiques, comme ceux de l'Institut, jouent un rôle essentiel au regard de l'avancement des connaissances. Sans eux, la capacité de recherche en matière de santé et de sécurité du travail au Québec ne serait pas aussi importante, l'expertise ne serait pas aussi développée et diversifiée et j'ajouterais que la notoriété de l'IRSST ne serait pas la même. L'Institut a joué un rôle majeur dans la création et le maintien de ce réseau de chercheurs, comme le reconnaissait en 2005 un comité d'évaluation externe :

 L'IRSST a incontestablement été le moteur du développement de la recherche en SST au Québec. C'est en son sein que se sont formés nombre des chercheurs maintenant actifs au sein des universités et un bon nombre d'entre eux ont bénéficié de bourses offertes par l'Institut.

C'est surtout grâce à ses caractéristiques qui en font à la fois un centre de recherche et un organisme subventionnaire, et à son Programme de bourses d'études supérieures et de formation postdoctorale que l'Institut peut compter sur la contribution de ce réseau externe de chercheurs. Ce programme de bourses est un véritable vivier dans lequel l'Institut a recruté plusieurs membres de son personnel, sans compter l'intérêt pour la recherche en SST qu'il a soulevé entre autres chez des professeurs d'universités.

 En encourageant la recherche concertée et les projets réalisés conjointement, nous avons contribué à mettre sur pied des équipes multidisciplinaires composées de chercheurs internes et externes qui ont appris à œuvrer ensemble et à se surpasser.

De plus, nous avons tissé des liens avec tout un réseau d'universités et de centres de recherche au Québec et à l'étranger. Ensemble, nous avons investi afin de disposer d'équipements de pointe qu'il aurait sans doute été difficile d'obtenir sans unir nos efforts. Parmi ceux-ci, il y a le laboratoire de pointe en acoustique ICAR, unique à Montréal, que nous partageons avec les chercheurs de l'École de technologie supérieure. Ce labo est le fruit d'une longue et fructueuse collaboration entre l'ÉTS et l'IRSST, autant au niveau institutionnel qu'entre nos équipes respectives de recherche. Il y a aussi ce projet de partage d'une chambre climatique, connue sous le nom de laboratoire d'environnement contrôlé, avec l'Université du Québec à Montréal (UQÀM). Cette nouvelle plateforme permettra notamment au personnel de prendre en compte des facteurs humains, d'évaluer les contraintes physiologiques associées au port de vêtements ou d'équipements de protection.

Ces ententes haussent d'un cran la capacité de recherche de chaque partenaire et créent une émulation entre les équipes qui ne peut qu'être profitable, en bout de piste, à l'ensemble des travailleurs et des employeurs du Québec.

L'IRSST et son personnel sont fiers d'avoir contribué à la mise sur pied de ce réseau et nous sommes reconnaissants de pouvoir collaborer avec ces professeurs, ces scientifiques, ces techniciens à la prévention des lésions professionnelles ainsi qu'à la réadaptation des travailleurs.

 

Marie Larue