2013-05-01 12:00 - Messages

Le réseautage international est essentiel

Quatre ans! Plus de quatre ans à échanger des courriels et des documents, à remplir des formulaires, à participer à des conférences téléphoniques autant avec des intervenants de l'Organisation panaméricaine de la santé (PAHO) à Washington qu'avec ceux de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à Genève, etc. Il aura fallu répondre aux exigences et franchir pas moins de 13 étapes  avant que l'Institut soit reconnu comme un des centres collaborateurs (CC) de l'OMS en santé et en sécurité du travail; centres qui ont pour rôle principal de lui fournir un appui stratégique dans l'accomplissement de son mandat et en l'aidant à garantir la validité scientifique du travail sanitaire mondial. Le cheminement a été long, car avant de reconnaître un centre collaborateur, l'OMS voulait s'assurer que les demandeurs sont des institutions bénéficiant « d'une grande renommée scientifique et technique et jouissant déjà d'une reconnaissance internationale ».

Pour obtenir ce statut, il nous a d'abord fallu familiariser l'OMS avec la mission, le rôle et la vision de l'Institut et, ensuite, proposer une série d'activités scientifiques qui pouvait se marier avec leur plan de travail. De plus, une période de collaboration active d'au moins deux ans avec le PAHO et l'OMS devait précéder la désignation, ce qui fut chose faite dans le cadre du projet Brésil-Canada auquel l'IRSST contribuait dans le but de renforcer la capacité des Brésiliens à élaborer des programmes de SST efficaces et durables.

Paul-Émile Boileau, directeur du centre collaborateur de l'OMSAprès quoi, l'IRSST devait élaborer, en consultation avec les gens du PAHO, un plan de travail dans lequel nous avons défini notre collaboration et démontré que les projets que nous proposions pouvaient appuyer le PAHO et  l'OMS dans l'accomplissement de leur plan d'action mondial en SST. Sous la supervision de mon adjoint François Hébert et avec la collaboration de notre directeur scientifique Paul-Émile Boileau qui est aussi le responsable du nouveau centre collaborateur, et de nos chimistes Daniel Drolet, France Labrèche, Claude Ostiguy, Joseph Zayed, l'IRSST a soumis six activités pour épauler l'OMS. Quatre d'entre elles concernent les nanotechnologies. Elles portent sur 1) la caractérisation, 2) la manipulation, 3) le contrôle de l'exposition et 4) les bonnes pratiques relatives à l'utilisation sécuritaire des nanoparticules. La cinquième activité consiste à élaborer des indicateurs de surveillance en SST en lien avec le travail à l'extérieur, tandis que la dernière concerne l'élaboration d'outils pratiques pouvant prévenir ou limiter les conséquences des conditions climatiques extrêmes sur la SST, et ce, dans la perspective du développement durable.

Au cours des quatre prochaines années, soit la durée correspondant à la période de désignation comme CC, l'IRSST réalisera ce plan dont les résultats bénéficieront également à tous les travailleurs et les employeurs du Québec.

Pour ma part, je suis fière que l'Institut soit reconnu comme centre collaborateur de l'OMS car cette désignation nous permettra de tisser de nouveaux liens et d'accroître les occasions de partenariats avec d'autres institutions et centres de recherche.  Si le réseautage est devenu incontournable dans plusieurs organisations, il est essentiel dans le domaine scientifique. Il ouvre la porte à de fructueuses collaborations, à des partages d'expertise et de ressources humaines, financières ou matérielles dans le cadre de projets qui, bien souvent, n'auraient pu être réalisés autrement, aussi rapidement, ou n'auraient pas eu autant d'importance.

L'IRSST est lié par une quarantaine d'ententes nationales et internationales, dont près de la moitié avec des organisations du Québec, sept avec des partenaires canadiens et une douzaine avec des centres de recherche internationaux. En ajoutant à ses partenariats celui de centre collaborateur de l'OMS, l'IRSST augmente sa capacité de recherche tout en consolidant sa notoriété comme organisme de recherche scientifique reconnu pour l'expertise de son personnel et la qualité de ses travaux. C'est bon pour l'Institut, mais c'est également une reconnaissance de tout le Québec.

Je salue tous nos partenaires et remercie ceux et celles qui ont contribué à concrétiser cet état de fait puisque, ainsi, ils ont renforcé nos organisations respectives et élargi leur rayonnement.

Marie Larue