2010-08-01 12:00 - Messages

En santé et en sécurité sur les chantiers de construction

Au début du mois d'août, la CSST lançait pour une 13e année consécutive, son Plan d'action pour le secteur de la construction, auquel collaborent les associations patronales et syndicales. Cette année, quatre grandes cibles sont visées : les risques pour la santé (amiante et silice), les chutes de hauteur, les effondrements (tranchée, excavation, échafaudage) et les risques d'origine électrique. Par son Plan d'action, la CSST espère favoriser une meilleure prise en charge de la prévention par les employeurs et les travailleurs. 

Bien sûr, l'IRSST soutient le Plan d'action de la CSST et ses efforts pour réduire le nombre d'accidents et de maladies liées à certains risques du secteur de la construction. Il y contribue d'ailleurs depuis sa création, il y a 30 ans, puisque la sécurité des monteurs de lignes, des charpentiers-menuisiers et des travailleurs affectés au coffrage figure parmi les préoccupations des toutes premières recherches qu'il a menées. Au fil des ans, des recherches sur les câbles de secours horizontaux, les garde-corps, les échafaudages, les étançonnements et les blindages d'excavations, l'amiante, et de façon plus large, l'analyse des scénarios d'accidents, les portraits statistiques, les maux de dos et la réadaptation ont porté leurs fruits. Jusqu'à aujourd'hui, l'IRSST a publié une quarantaine de rapports de recherche qui concernent les travailleurs de la construction. Les travaux sur les tranchées, la silice et les grues utilisées sur les chantiers, notamment, se poursuivent. Les métiers, les techniques, les outils, les équipements et les situations de travail de ce secteur sont variés et en constante transformation, ils appellent toujours de nouvelles connaissances en SST. 

Au Québec, le secteur de la construction compte près de 200 000 travailleurs, soit un travailleur sur 20, et 23 000 employeurs. Depuis dix ans, le nombre d'heures travaillées a augmenté de 85 % sur les chantiers, tandis que le nombre de lésions professionnelles n'a augmenté que de 8 %. Les recherches menées par l'IRSST, on peut le présumer, ont contribué à cette amélioration. Mais il y a encore à faire, nous sommes et serons de la partie.

Marie Larue