2019-03-01 12:00 - Messages

Organizational change and employee mental health: A prospective multilevel study of the associations between organizational changes and clinically relevant mental distress

Objective The aim of the present paper was to elucidate the relationship between exposure to separate, multiple or repeated organizational change at both individual- and work-unit level and subsequent clinically relevant mental distress amongst employees two years after change had taken place.

Methods A full panel, prospective design was utilized. Data were collected at two time-points two years apart, by self-administered, online questionnaires. Organizational change was measured by six items pertaining to separate types of change. Mental distress was measured using HSCL-10, with cut-off set to ≥1.85 to identify clinically relevant distress. Baseline sample consisted of 7985 respondents, of whom 5297 participated at follow-up. A multilevel analytic strategy was chosen as data were nested within work-units. Effects associated with exposure to organizational change at both individual- and work-unit level were estimated.

Results Separate change: At the individual level, company reorganization [odds ratio (OR) 1.29, 95% confidence interval (CI) 1.01?1.65], downsizing (1.51, 95% CI 1.12?2.03) and layoffs (OR 1.46, 95% CI 1.01?2.12) were prospectively associated with mental distress. At work-unit level, company reorganization (OR 1.46, 95% CI 1.04-2.04) was associated with mental distress, but the statistically significant association diminished when adjusting for the work factors job control, job demands and support. Multiple changes: At the individual level, exposure to multiple organizational changes at baseline were associated with mental distress at follow-up (OR 1.75, 95% CI 1.28?2.38). Repeated change: At the individual level, exposure to repeated organizational change was associated with mental distress at follow-up (OR 1.84, 95% CI 1.29?2.63).

Conclusions Exposure to organizational changes at the individual level indicated an elevated risk of subsequent clinically relevant mental distress following both separate, multiple and repeated organizational changes. These associations were also present at work-unit level, but diminished when adjusting for certain work factors, indicating a possible mediating effect.

Source : Flovik, L., Knardahl, S. et JO Christensen. (2019) Scandinavian journal of work, environment & health.

http://www.sjweh.fi/show_abstract.php?abstract_id=3777

 


L’amélioration des conditions de travail des aidants par le prisme de la conciliation des temps sociaux : vecteur d’un meilleur climat organisationnel et de la rétention des employés

Cet article rend compte d'une recherche menée auprès d'un vaste échantillon de 1910 employeurs québécois par l'entremise d'une enquête électronique. Les résultats permettent de dégager les perceptions des employeurs à l'égard de la main-d'œuvre proche aidante, ainsi que les mesures et les pratiques que ces employeurs déploient afin de s'ajuster aux besoins de leurs salariés et d'aider ces derniers à articuler leurs responsabilités de soins avec celles du travail, ces deux sphères étant des vases communicants.

Source : Gagnon, M., Beaudry, C. et J. Bois . (2018). Ad Machinahttps://doi.org/10.1522/radm.no1.915 


Compassion Fatigue in Palliative Care Nursing. A Concept Analysis

Parue dans le Journal of Hospice and Palliative Nursing, cette étude visait à définir la fatigue de compassion dans le contexte des soins infirmiers palliatifs. À la suite de la réalisation d'une revue de la littérature, les auteurs ont été en mesure de proposer une définition du concept. Pour les soins infirmiers palliatifs, la fatigue de compassion a été définie comme étant l'état dans lequel l'empathie et la compassion sont perdues. Cet état est démontré par des caractéristiques émotionnelles et psychologiques, intellectuelles et professionnelles, physiques, sociales et spirituelles qui entraînent désintérêt, détresse morale et épuisement. Selon les chercheurs, ces résultats faciliteront l'identification et la prise en charge de la fatigue de compassion dans un contexte professionnel.

Source : Cross, L. A. (2019). Journal of Hospice and Palliative Nursing https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6343956/

 


Une démarche paritaire de prévention pour contrer les effets du travail émotionnellement exigeant dans les centres jeunesse

Certains secteurs d'activité sont particulièrement touchés par des problèmes qui affectent la santé et la sécurité des travailleurs. C'est le cas, entre autres, des centres jeunesse où le travail est généralement caractérisé par une demande émotionnelle élevée, attribuable aux contacts fréquents avec des enfants et des familles en crise, et par le manque de ressources nécessaires pour gérer cette demande émotionnelle. On reconnaît d'ailleurs de plus en plus les effets attribuables au « travail émotionnellement exigeant » (TÉE), que ce soit sur le plan de la santé physique ou psychologique (stress post-traumatique, troubles musculosquelettiques, détresse psychologique, absentéisme, roulement de personnel, etc.). Des effets qui touchent les travailleurs, mais aussi, les organisations qui les emploient. L'importance de développer des interventions organisationnelles afin d'agir de façon préventive sur les effets potentiels de l'exposition au TÉE est donc bien documentée, mais il existe peu de connaissances spécifiques sur les interventions à mettre en place pour prévenir les effets de ce travail émotionnellement exigeant.

L'étude, qui visait à combler en partie cette lacune, avait pour objectif principal d'implanter et d'évaluer une intervention préventive paritaire visant à contrer les effets du TÉE chez les travailleurs des centres jeunesse. L'équipe de recherche visait plus particulièrement à 1) cerner les contraintes psychosociales (facteurs de risque) présentes dans l'organisation ciblée ainsi que les facteurs de protection; 2) développer des interventions appropriées pour à la fois diminuer les contraintes psychosociales au travail et optimiser les facteurs de protection existants; 3) évaluer le processus d'implantation de l'intervention; 4) mesurer les effets de l'intervention. La population étudiée se compose de travailleurs d'un centre jeunesse ainsi que des cadres de premier niveau qui supervisent les équipes en contact étroit avec la clientèle.

L'étude s'est déroulée en trois phases : a) la phase de développement, durant laquelle a eu lieu l'identification des cibles concrètes d'intervention, b) la phase d'implantation où les interventions privilégiées ont été mises en place, c) la phase d'évaluation durant laquelle le processus d'intervention et les effets de la démarche d'intervention ont été appréciés. Des méthodes de recherche quantitatives et qualitatives ont été utilisées pour réaliser ces trois phases. Des interventions spécifiques ont été développées par un groupe paritaire mis sur pied dans le contexte de la démarche : le Groupe de soutien à l'intervention (GSI)...

Au-delà des projets développés par le GSI, par exemple l'obtention d'un local pour les employés, l'accès à une ressource spécialisée du programme d'aide aux employés ou la constitution d'un programme de pairs aidants, l'équipe de recherche a également pu observer que la démarche globale de recherche-intervention, amorcée dès 2012, semble avoir eu un effet particulièrement « porteur » pour le milieu. Cet effet porteur s'explique par le fait qu'il y ait eu, par l'ensemble des acteurs du milieu (travailleurs, syndicats, gestionnaires et direction), une reconnaissance formelle de l'exposition des travailleurs – et des personnes qui les encadrent – à un contexte de travail émotionnellement exigeant et, conséquemment, une volonté partagée d'agir de façon préventive.

L'originalité de la présente recherche reposait sur une démarche participative d'intervention en milieu de travail appuyée sur des assises théoriques et méthodologiques rigoureuses, laquelle a fait l'objet d'un processus d'évaluation systématique à l'aide d'un modèle d'évaluation reconnu. Bien qu'elle ait été réalisée dans un centre jeunesse, les connaissances théoriques et pratiques développées pourront être utiles dans de nombreux autres milieux de travail touchés par le travail émotionnellement exigeant tels les centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD), les milieux hospitaliers, les services d'urgence ou le secteur des déficiences intellectuelle et physique, par exemple.

Source :https://www.irsst.qc.ca/publications-et-outils/publication/i/101021/n/travail-emotionnellement-exigeant

Boomers with and without chronic conditions have similar needs for workplace supports

IWH study of older workers finds those in good health similar to those with arthritis or diabetes in using—and benefiting from—programs such as flex-time and telework

But an older workforce does present other challenges related to health and accommodation issues. Research to date has shown that age-related chronic health conditions such as diabetes and arthritis can create problems for workplaces in the form of increased absenteeism and lost productivity.

To understand some of those challenges, a study led by Institute for Work & Health (IWH) Senior Scientist Dr. Monique Gignac focused on the need for, and use of, workplace supports and accommodation practices, as well as differences in work outcomes when such supports are available.

Source : https://www.iwh.on.ca/newsletters/at-work/95/boomers-with-and-without-chronic-conditions-have-similar-needs-for-workplace-supports

 

Job satisfaction and mental health of temporary agency workers in Europe: a systematic review and research agenda

The current systematic literature review aimed to analyse the associations between temporary agency work (TAW), job satisfaction, and mental health in Europe, as well as to outline a future research agenda. Twenty-eight scientific articles were identified by searching different data bases (i.e. PSYNDEX, PsycINFO, PubMed, and Web of Science) for the time span from January 2000 to December 2016. Our review reveals first that TAW is not consistently negatively related to job satisfaction. However, job insecurity and working conditions are important mediators in the relation of TAW and lowered job satisfaction. Second, TAW is not consistently related to all investigated types of mental health impairments. However, when focusing on specific outcomes and comparing temporary agency workers to permanent employees, we still find consistent evidence regarding higher levels of depression and fatigue among temporary agency workers. Inconsistent associations between TAW, job satisfaction and mental health can partly be attributed to unfavourable methodological aspects of the included primary studies. To address these aspects, future research should consider applying a standard measurement of TAW, including a minimum of meaningful confounding variables, improving the operationalisation of outcome variables and the study design.

Source : L. Hünefeld, L.,  Gerstenberg, S. et Hüffmeier, J. (2019). Work & Stress 2019. pages 1-29

https://doi.org/10.1080/02678373.2019.1567619

Relationship between psychosocial strains at the workplace, depression, and cognitive deficiencies

The subject of mental disorders and work is of high priority for occupational safety and health, in particular where job stresses lead to depression and impairment of work ability. Factors potentially contributing to depression and work ability impairment include psychosocial work characteristics (PWC), burnout, cognitive deficits, and aging. Referencing the Job-Demand Resources (JD-R) model, burnout is viewed as mediating the association between PWC and depressive symptoms, but the mediating relationship between PWC and work ability remains to be tested. Further, cognitive deficits may be a marker for chronic problems with burnout, depression and work ability. The current project studied how these factors relate to one another, based on a sample of 402 working nurses in a large private health system in the United States. 

Source : https://www.baua.de/EN/Service/Publications/Report/F2318-2.html

Developing a new screening tool of psychosocial hazards

IWH lends tool development expertise to StressAssess, OHCOW’S new measure of toxic workplaces. As chronic mental stress becomes recognized as a compensable work-related injury by a growing number of compensation systems across Canada, workplaces have more reason than ever to tackle toxic work environments as they would any other safety hazard.

To support efforts by workplaces to address psychosocial hazards, the Occupational Health Clinics for Ontario Workers (OHCOW) and the Canadian Centre for Occupational Health and Safety (CCOHS) released a tool called StressAssess earlier this year. The free online survey tool, validated with statistical analysis by the Institute for Work & Health (IWH), can be used by workplaces to anonymously, collectively and confidentially gather information about current work conditions and psychosocial hazards.

Source : https://www.iwh.on.ca/newsletters/at-work/94/developing-new-screening-tool-of-psychosocial-hazards

Quel bilan pour les accords qualité de vie au travail : découvrez l'analyse de l'ANACT

L'Anact a publié la semaine dernière un rapport qui analyse la dynamique de l'Accord national interprofessionnel du 19 juin 2013 sur la qualité de vie au travail et l'égalité professionnelle.Négocié, il y a cinq ans déjà l'Accord national interprofessionnel sur la qualité de vie au travail et l'égalité professionnelle (Ani du 19 juin 2013) était porteur d'une ambition forte : articuler amélioration de la performance et des conditions de travail aux différents niveaux de l'entreprise.

Le rapport montre que si des avancées significatives ont été réalisées sur le versant sociétal de la qualité de vie au travail, avec de nouvelles pratiques et des accords concernant l'égalité professionnelle, l'articulation des temps ou encore le télétravail, par exemple, les améliorations sont plus incertaines en matière de santé au travail. Quant à l'objectif d'approche décloisonnée et de performance « globale » porté par l'accord de 2013, il semble encore éloigné malgré des initiatives intéressantes.

Pour maintenir l'ambition et les acquis de l'Ani de 2013 l'Anact propose, dans son rapport, des pistes concrètes afin d'enrichir le référentiel initial et garder le cap de la QVT.

Source : https://www.preventica.com/actu-enbref-analyse-accords-qvt-250219.php
Organisation et contraintes du temps de travail : une typologie en six catégories

En 2016, un peu moins de la moitié des salariés du secteur privé et des agents du secteur public ont des semaines de travail dites « standard ». Ce type de semaine est travaillé du lundi au vendredi selon des journées essentiellement « standard » (entre 7h et 20h) et rarement le week-end. Il concerne en grande partie les professions intermédiaires et les cadres et professions intellectuelles supérieures. Au sein de la fonction publique, ce type de semaine est plus courant parmi les fonctionnaires que parmi les contractuels.

 

Source : https://veille-travail.anact.fr/osiros/result/notice.php?queryosiros=id:97832&referer=home&referer=home

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