Effets des actes de violence grave chez des chauffeurs et chauffeuses d’autobus de la Société de transport de Montréal (STM)

Principaux enseignements du rapport: Les incidents de violence pour lesquels les 118 chauffeurs ont participé à l'étude sont des agressions verbales (50%) et des agressions physiques (45%). Les autres chauffeurs (5%) ont été victimes ou témoins d'un autre type d'incident. Plus de la moitié des participants (60%) ont probablement développé des symptômes d'état de stress aigu (ESA) dans le mois qui a suivi l'incident de violence, dont 62% d'hommes et 56% de femmes. Parmi ces chauffeurs, 50% ont vécu une agression verbale tandis que 43% ont vécu une agression physique. Certains participants (17%) ont probablement développé un trouble de stress post-traumatique (TSPT) 2 mois après l'incident, dont 20% d'hommes et 15% de femmes. Parmi ceux qui ont été évalués avec un possible TSPT, 45% ont vécu une agression physique alors que 40% ont vécu une agression verbale. Ils sont encore 13% à être évalués avec un TSPT 6 mois après l'incident (16% d'hommes et 9% de femmes) et 6% avec un TSPT 12 mois après l'agression (7% d'hommes et 4% de femmes).
Les participants évalués avec un ESA ou un TSPT sont majoritairement au travail à tous les temps de mesure. Ces participants sont 46% à être en arrêt 1 mois après l'incident, 45% 2 mois après, 14% 6 mois après et 20% 12 mois après. Les participants présentent des taux de détresse psychologique modérée et sévère. Ils sont 49% à être en détresse modérée 1 mois après l'incident, ils sont encore 46% 2 mois après, 41% 6 mois après et 31% 12 mois après. Les niveaux de détresse sévère sont de 25% 1 mois après, 13% 2 mois après, 10% 6 mois après et 11% 12 mois après. L'ESA, le TSPT et la détresse psychologique sont liés à une diminution du sentiment de sécurité au travail et de la confiance en ses capacités à gérer les situations de violence. Ces trois problèmes de santé mentale entraînent également des conséquences sur la santé physique des participants, sur le bien-être au travail et sur la qualité de sommeil.
Les participants se sentent généralement soutenus par leurs collègues, tout en décrivant un sentiment de contrariété de voir autant d'incidents dans la profession. Pour ce qui est du soutien de l'employeur, 59% des
participants ont reçu de l'aide lorsqu'ils ont fait face à un problème de violence dans le passé. En ce qui concerne leur prise en charge, les participants souhaiteraient que les chefs d'opération (CO) prennent davantage de temps et se montrent plus empathiques dans leur prise en charge. Ils souhaiteraient également une plus grande reconnaissance de leur statut de victimes de la part de la direction.
Les recommandations des participants concernent en partie des mesures de prévention primaire avec davantage d'inspecteurs, des mesures matérielles et des actions de communication à l'endroit de la clientèle.
Les recommandations concernent aussi des mesures de prévention secondaire comme l'amélioration de leur prise en charge dans la durée et une plus grande reconnaissance de leur statut de victimes. 

Source: https://www.researchgate.net/publication/319987542_Effets_des_actes_de_violence_grave_chez_des_chauffeurs_et_chauffeuses_d'autobus_de_la_Societe_de_transport_de_Montreal_STM

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