2019-09-01 12:00 - Messages

La santé et la sécurité du travail en milieu agricole

L’Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail (IRSST) et l’Institut de recherche en santé publique de l’Université de Montréal (IRSPUM) rendent public le mémoire qu’ils ont transmis au secrétariat de la Commission parlementaire sur les pesticides.
Les exploitants et les travailleurs agricoles sont amenés à manipuler, parfois massivement, de nombreux pesticides tout au long de leur carrière. La santé et la sécurité de ces travailleurs doit donc compter parmi les sujets et les préoccupations qui animeront les discussions sur les risques associés à l’utilisation des pesticides au Québec, à court et à long terme. L’IRSST et l’IRSPUM sont activement engagés depuis plusieurs années dans des recherches portant sur la santé et la sécurité du travail reliées à l’utilisation des pesticides dans le secteur agricole au Québec. Ces deux instituts ont également uni leurs efforts avec de nombreux acteurs de ce secteur pour mieux comprendre les impacts sur la santé et pour proposer des pratiques sécuritaires aux utilisateurs de pesticides.
Dans ce mémoire, l’IRSST et l’IRSPUM invitent les autorités gouvernementales, réglementaires et scientifiques à poursuivre et à conjuguer leurs actions pour protéger la santé des travailleurs agricoles qui utilisent ces produits. L'IRSST et l'IRSPUM considèrent que la production de nouvelles connaissances est primordiale, notamment en ce qui a trait à la protection des travailleurs, à l’évaluation de l'exposition concomitante à plusieurs pesticides (polyexposition) par différentes voies d’exposition (multiexposition) et à l’évaluation de leurs effets sur la santé des travailleurs. De plus, le développement et le recours à des pratiques alternatives et novatrices aux pesticides doivent faire l'objet d'études et d'évaluations quant à leurs  impacts sur la santé et la sécurité des travailleurs.

Source: https://www.irsst.qc.ca/Portals/0/upload/5-institut/Communique/CAPERN-memoire-IRSST-IRSPUM.pdf

Caractérisation des particules nanométriques non intentionnelles émises dans différents milieux de travail

Les particules nanométriques émises non intentionnellement (PNNI) en milieux de travail présentent un potentiel de toxicité pour les travailleurs. Elles montrent une importante capacité de se déposer dans le système respiratoire et se distinguent par leur grande surface spécifique et un potentiel élevé d'inflammation pulmonaire. Cette étude vise à caractériser les PNNI émises dans six milieux de travail à travers un large éventail d'indicateurs.
Les concentrations ont été évaluées selon les métriques numériques et massiques à l'aide d'une panoplie d'instruments à lecture directe (ILD). Des mesures intégrées ont aussi été effectuées en tenant compte du type de contaminant spécifique à chaque milieu. Ces mesures incluent : (i) les mesures de carbone (élémentaire et organique) des fractions sous-microniques et respirables ainsi que des poussières combustibles respirables pour les émanations de moteur diesel (ÉMD) trouvées dans une mine souterraine (M1), dans un atelier de réparation de camions (M2) et dans le contexte d'activités d'entretien dans un réseau souterrain de transport (M3); (ii) les mesures gravimétriques et les concentrations de 12 métaux (aluminium, cadmium, chrome, cobalt, cuivre, fer, magnésium, manganèse, nickel, plomb, vanadium, zinc) dans les fumées et poussières métalliques émises dans une fonderie (M4) ainsi que dans un atelier d'usinage (soudage, meulage et coupage) (M5); (iii) la mesure de cire de paraffine (C18-C36) des fumées émises dans un atelier de moulage à la cire (M6). En parallèle, des mesures de caractérisation en microscopie ont été effectuées dans les six milieux.

Source: https://www.irsst.qc.ca/publications-et-outils/publication/i/101040

How to carry out microbiological sampling of healthcare environment surfaces?

A review of current evidence
Background: There is increasing evidence that the hospital surface environment contributes to the spread of pathogens. However, evidence on how best to sample these surfaces is patchy and there is no guidance or legislation in place on how to do this.
Aim: The aim of this review was to assess current literature on surface sampling methodologies, including the devices used, processing methods, the environmental and biological factors that might influence results.
Methods: Studies published prior to March 2019 were selected using relevant keywords from ScienceDirect, Web of Science and PubMed. Abstracts were reviewed and all data-based studies in peer-reviewed journals in the English language were included. Microbiological air and water sampling in the hospital environment were not included.
Findings: Although the numbers of cells or virions recovered from hospital surface environments were generally low, the majority of surfaces sampled were microbiologically contaminated. Of the organisms detected, multi-drug resistant organisms and clinically significant pathogens were frequently isolated and could, therefore, present a risk to vulnerable patients. Great variation was found between methods and the available data was incomplete and incomparable.
Conclusion: Available literature on sampling methods demonstrated deficits with potential improvements for future research. Many of the studies included in the review were laboratory based and not undertaken in the real hospital environment where sampling recoveries could be affected by the many variables present in a clinical environment. It was therefore difficult to draw overall conclusions, however some recommendations for the design of routine protocols for surface sampling of healthcare environments can be made.

Source: Rawlinson, S., Ciric, L. et Cloutman-Green, E. (2019). Journal of Hospital Infection.
https://doi.org/10.1016/j.jhin.2019.07.015

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