2019-04-01 12:00 - Messages

Santé travail : enjeux et actions. Les cancers reconnus d'origine professionnelle. Evolution statistique, actions de prévention et d'accompagnement des salariés exposés

Sur la période 2013-2017, l'Assurance Maladie - Risques professionnels a reconnu, en moyenne 1 840 cancers d'origine professionnelle par an,soit 0,5 % des nouveaux cas de cancers recensés en France. Sur la même période, plus de 50 000 maladies professionnelles ont été reconnues par an, liées majoritairement à des troubles musculo-squelettiques.
Parmi les cancers professionnels reconnus, la part liée à l'amiante est prépondérante (80 % sur la période 2013-2017). Il s'agit de cancers du poumon dans 70 % des cas et de mésothéliomes dans 30 % des cas.
Du fait de la prédominance des cancers liés à l'amiante, la majorité des cas reconnus sont des cancers du poumon (57 %). Viennent ensuite les cancers de la plèvre (21 %) et de la vessie (11 %).95 % des cancers d'origine professionnelle sont reconnus par le système des tableaux de maladies professionnelles :
- dont 80 % correspondent strictement aux modalités des tableaux (alinéa 5 de l'article L461-1 du code de la Sécurité sociale),
- et 15 % correspondent partiellement à celles-ci (alinéa 6). Les 5 % restants (environ 90 cas par an) sont reconnus hors tableaux par le système complémentaire (dit de l'alinéa 7 faisant référence au même article). Tous types de cancers confondus, l'âge moyen et médian des personnes touchées au moment de la reconnaissance en maladie professionnelle est de 68 ans. Il s'agit donc majoritairement de retraités.Les patients atteints d'un mésothéliome ou d'un cancer broncho-pulmonaire du tableau 30 (amiante) sont les plus âgés au moment de cette reconnaissance (âge moyen et médian de 73 ans), tandis que les patients atteints d'une hémopathie maligne du tableau 4 (benzène) sont les plus jeunes (moyenne à 56,5 ans et médiane à 56 ans).Il existe une forte différenciation selon le sexe : les hommes sont très majoritairement les plus concernés (96 %). Il s'agit majoritairement d'ouvriers (80 % de cas). Les hommes ne présentent en effet pas les mêmes expositions au risque de cancers professionnels du fait de la spécificité de leurs emplois. A titre de comparaison, toutes causes de cancers confondues, les hommes représentent seulement 55 % des cas dans la cartographie des cancers établie par Santé publique France. 
Cette situation est le reflet de la structure d'emploi des cinquante dernières années et ne reflète pas l'exposition actuelle des salariés.

Source : https://veille-travail.anact.fr/osiros/result/notice.php?queryosiros=id:97937&referer=home&referer=home

Occupational Exposure to Metals in Shooting Ranges: A Biomonitoring Study

 

Background 
Lead (Pb) exposure in shooting ranges has been reduced by various measures such as jacketed ammunition and lead-free primers. Nevertheless, this may lead to exposure to other metals, potentially resulting in adverse health effects.
Methods
In a cross-sectional study, 35 subjects from seven different shooting ranges were studied: four shooting instructors, 10 police officers, 15 Special Forces, and six maintenance staff members. Metals and metalloids were determined in blood and urine by inductively coupled plasma–mass spectrometry.
Results
The concentrations of most elements did not differ significantly between groups or compared to reference values, except for Sb and Pt in urine and Pb in blood. Mean values for Sb were considerably higher in urine from the Special Forces (0.34 μg/L), the maintenance staff (0.13 μg/L), and shooting instructors (0.32 μg/L) compared to the police officers before shooting (0.06 μg/L) and a Belgian reference value (0.04 μg/L). For Pt, the Special Forces showed higher mean urinary concentrations (0.078 μg/L) compared to a Belgian reference value (<0.061 μg/L). Mean values for blood lead were markedly higher in the Special Forces (3.9 μg/dL), maintenance staff (5.7 μg/dL), and instructors (11.7 μg/dL) compared to police officers (1.4 μg/dL). One instructor exceeded the biological exposure index for blood Pb (38.8 μg/dL).
Conclusion
Since both Pb and Sb were found to be higher in shooting range employees, especially among frequent shooters, it is advisable to provide appropriate protective equipment, education, and medical follow-up for shooting range personnel in addition to careful choice of ammunition.

Source : Vandebroek, E., Haufroid, V., Smolders, E., Hons, L. et Nemery, B. (2019) Safety and Health at Work. 10(1), 87-94. https://doi.org/10.1016/j.shaw.2018.05.006

 

Measuring and controlling emissions from polymer filament desktop 3D printers

Affordable desktop 3D printers are being widely used in businesses, schools and colleges. Some of these printers use filaments to deposit polymer through a heated nozzle to build three dimensional objects. This type of desktop printer is generally unenclosed and some published studies have raised concerns that they may release potentially harmful fumes and particles. The scientific evidence base on exposures and potential health endpoints is being developed internationally.

This report describes initial research in a laboratory setting to a) measure emissions of particulates and volatile organic compounds from desktop 3D printers and b) investigate the effectiveness of control measures to reduce these printer emissions. Two common filament materials were investigated: polylactic acid (PLA) which is generally used in schools, and acrylonitrile butadiene styrene (ABS).

Source: https://www.hse.gov.uk/research/rrhtm/rr1146.htm

Surveillance biologique des expositions professionnelles aux agents chimiques : les pratiques des équipes de santé au travail

Les recommandations de bonne pratique pour la surveillance biologique des expositions (SBEP) aux risques chimiques ont été publiées en mai 2016. Afin de connaître leur utilisation, une enquête par questionnaire a été entreprise auprès de services de santé au travail (SST).
Cette enquête met en évidence une bonne maîtrise du contenu des recommandations par les médecins en SST autonome. En SST interentreprises, le besoin de formation sur la mise en oeuvre de la SBEP selon ces recommandations est manifeste, notamment concernant l'usage de la fiche de renseignements médicaux et professionnels (FRMP), la pratique de la pluridisciplinarité, la traçabilité collective des résultats.
La mise en place de médecins référents régionaux, formés aux risques chimiques et, en particulier à la SBEP, avec une bonne connaissance de ces recommandations, devrait permettre de développer une SBEP de qualité.

Source : http://www.rst-sante-travail.fr/rst/pages-article/ArticleRST.html?ref=RST.TF%20266

Valeurs biologiques d'exposition en milieu professionnel - Le perchloroéthylène

Le site Substitution CMR résume les recommandations de l'ANSES concernant les valeurs biologiques pour la surveillance biologique des expositions en milieu professionnel du perchloroéthylène. Le rapport de l'ANSES est téléchargeable à l'adresse suivante : 

Description par type de cancer des situations professionnelles à risque : synthèse des données du réseau RNV3P

L'ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) et le RNV3P (Réseau National de Vigilance et de Prévention des Pathologies Professionnelles) mettent en ligne un rapport identifiant les situations professionnelles à risque pour plusieurs types de cancers. Sont abordés les cancers broncho-pulmonaires, les cancers urothéliaux, les hémopathies lymphoïdes matures, les leucémies myéloïdes, le cancer du larynx, le cancer des fosses nasales et des sinus, le cancer du rein, les cancers primitifs de la peau non mélanocytaires, les cancers du système nerveux central, le cancer colorectal et le cancer du sein.

Source : https://www.e-cancer.fr/Professionnels-de-sante/Facteurs-de-risque-et-de-protection/Expositions-professionnelles/Ressources-et-veille-documentaires/Cancers-Pro-Actu/Cancers-Pro-Actu-26/Description-par-type-de-cancer-des-situations-professionnelles-a-risque-synthese-des-donnees-du-reseau-RNV3P

Investigation d’un syndrome collectif inexpliqué parmi le personnel d’un centre de recherche dans l’Hérault

En février 2017, Santé publique France (région Occitanie) est contactée pour un signalement concernant un problème d'odeur dans un centre de recherche. Depuis le mois d'avril 2016, des épisodes d'odeurs (décrites comme des odeurs de solvants ou d'éther) incommodent fortement les personnels travaillant dans le bâtiment de l'animalerie. La plupart de ces personnels décrit des symptômes tels que maux de tête, nausées, vomissement, irritations des voies aériennes…

Une réunion, organisée en avril 2017, a permis de présenter et proposer à l'ensemble des acteurs la démarche d'investigation proposée par Santé publique France selon le guide de diagnostic et prise en charge des syndromes collectifs inexpliqués. Les investigations ont été menées par un groupe multidisciplinaire et se composaient de 4 volets : épidémiologique, clinique, environnemental et psycho-social.

Six personnes sur huit travaillant dans l'animalerie au moment de l'enquête épidémiologique ont ressenti des symptômes. En 2017, cinq salariés sur huit ont été affectés, en moyenne une fois par semaine. Les symptômes sont sans gravité, relativement brefs, réversibles, majoritairement sans aggravation dans le temps mais peuvent être handicapants pour le travail quotidien. La simultanéité des odeurs et des symptômes n'est pas en faveur d'un phénomène exclusivement psychosocial. L'hypothèse la plus plausible concerne une contamination du réseau des eaux usées. Des mesures réalisées fin 2017 dans le réseau d'eaux usées ont montré la présence de chloroforme, à des niveaux toutefois relativement faibles, odeur cohérente avec l'odeur éthérée décrite par les salariés. Le chloroforme ou d'autres sous-produits chlorés peuvent en effet se former par action du chlore sur la matière organique, des laboratoires de biologie rejetant à l'évier de grandes quantités d'eau de javel en amont de l'animalerie. Plusieurs propositions pour guider les mesures de gestion au niveau des effluents ont été avancées à l'issue de ces investigations.

Source : http://invs.santepubliquefrance.fr/Publications-et-outils/Rapports-et-syntheses/Travail-et-sante/2019/Investigation-d-un-syndrome-collectif-inexplique-parmi-le-personnel-d-un-centre-de-recherche-dans-l-Herault

Dioxyde de titane sous forme nanoparticulaire : l’Anses définit une Valeur Toxicologique de Référence (VTR) pour l’exposition chronique par inhalation

Le dioxyde de titane sous forme nanoparticulaire est utilisé dans de nombreuses applications industrielles et commerciales. Dans le cadre de sa mission nationale d'élaboration de valeurs sanitaires de référence, l'Anses a été chargée de définir une Valeur Toxicologique de Référence (VTR) pour le dioxyde de titane sous forme nanoparticulaire (TiO-NP). Suite à une analyse approfondie de l'ensemble des données de toxicité disponibles, l'Agence recommande une VTR chronique par inhalation pour la forme P25 du TiO2-NP de 0,12 µg.m-3. A partir de cette valeur de référence, des évaluations de risques sanitaires seront menées dans le cadre des actions de gestion des installations et sites industriels en France. Il s'agit par ailleurs, de la première VTR élaborée pour un nanomatériau en France.

Source https://www.anses.fr/fr/content/dioxyde-de-titane-sous-forme-nanoparticulaire-l%E2%80%99anses-d%C3%A9finit-une-valeur-toxicologique-de
New OSHA Resources on Radiation Emergency Preparedness and Response

The new webpage provided by the Occupational Safety and Health Administration (OSHA) on radiation emergency preparedness is intended to help protect the health and safety of workers during situations ranging from small, isolated incidents in laboratories to potentially catastrophic radiation releases at nuclear facilities. The webpage also provides resources on health and safety planning, medical monitoring and dosimetry, and other relevant topics.

Source : https://www.osha.gov/SLTC/emergencypreparedness/radiation/index.html

EPA Identifies 40 Chemicals to Prioritize for Risk Evaluation

The Environmental Protection Agency (EPA) is publishing a list of 40 chemicals to begin the prioritization process – the initial step in a new process of reviewing chemicals currently in commerce under the amended Toxic Substances Control Act (TSCA). EPA is releasing this list to provide the public an opportunity to submit relevant information, such as the uses, hazards, and exposure for these chemicals. A docket has been opened for each of the 40 chemicals. The publication of this list in the Federal Register initiates a 90-day public comment period.

Source : https://www.epa.gov/assessing-and-managing-chemicals-under-tsca/list-chemicals-undergoing-prioritization

Santé au travail : vers une meilleure prise en compte de la poly-exposition

De par leurs métiers, les travailleurs sont susceptibles d'être exposés à de multiples facteurs de risques sanitaires. La question de la poly-exposition représente un défi majeur pour l'ensemble des acteurs de la sécurité sanitaire et de la prévention en matière de santé au travail. Dans le cadre du Plan Santé au Travail 2016-2020, est publié ce jour un état des lieux des actions menées par les principaux acteurs sur la question de la poly-exposition en France et à l'international. Ces travaux ont permis de définir l'état des connaissances et les enjeux autour de cette problématique.

Le Plan Santé au Travail (PST3)définit les orientations du gouvernement en matière de santé au travail pour la période de 2016 à 2020. L'action 1.11, qui concerne la question de la poly-exposition, est mise en œuvre par plusieurs partenaires dont l'Agence nationale de l'amélioration des conditions de travail (Anact), l'Agence nationale de sécurité sanitaire alimentation, environnement, travail (Anses), la Caisse nationale de l'assurance maladie (Cnam), la direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares), la direction générale du travail (DGT), la direction générale de la prévention des risques (DGPR), la direction générale de la santé (DGS), l'Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles  (INRS) et Santé Publique France (SPF).

Source : https://www.anses.fr/fr/system/files/PST3_Etatdeslieux_Polyexposition.pdf

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