2018-09-01 12:00 - Messages

Utilisation des cellules dendritiques en tant que biosenseurs pour la surveillance de la qualité biologique de l’air

Le nombre d'environnements de travail touchés par des problématiques de santé reliées aux bioaérosols est si considérable qu'il est difficile d'en faire un dénombrement précis. Les exemples les plus connus sont les porcheries, fermes laitières, tourbières, scieries et usines alimentaires. Aucune limite d'exposition n'existe pour les différentes composantes des bioaérosols, hormis les recommandations pour les endotoxines et certaines poussières. Toutefois, il est bien connu que l'état sanitaire de ces environnements diffère de site en site et selon leur classe. La nature des bioaérosols détectés dans ces environnements n'est que partiellement définie. Cette situation rend difficile la mise en place des mesures préventives adéquates. L'élaboration d'une méthode permettant d'établir des indices sanitaires ou d'améliorer notre compréhension des déterminants de la qualité de l'air pourrait donc contribuer à favoriser des conditions propices à la santé respiratoire des travailleurs. Les cellules dendritiques sont des cellules du système immunitaire qui expriment divers marqueurs d'activation en présence d'une multitude d'agents exogènes. Ainsi, l'hypothèse générale de cette étude s'appuie sur le fait que les cellules dendritiques puissent être utilisées en tant que biosenseurs afin d'évaluer la qualité de l'air des environnements de travail. Les objectifs sont : 1) établir une méthode de culture de cellules dendritiques permettant de discriminer les agents toxiques/immunogènes des agents inoffensifs; 2) tester l'impact inflammatoire d'échantillons environnementaux complexes; 3) évaluer la relation entre l'activation des cellules dendritiques in vitro et l'inflammation aiguë causée dans un modèle murin.

Source: http://www.irsst.qc.ca/publications-et-outils/publication/i/101002/n/cellules-dendritiques-biosenseurs-qualite-biologique-air

Outils pratiques et orientations concernant les substances dangereuses

Un certain nombre d'outils et de documents d'orientation ont été mis au point par les États membres, les institutions européennes, les associations d'entreprises, les partenaires sociaux et d'autres acteurs pour aider les entreprises à effectuer des analyses de risque complètes et efficaces. Ces outils illustrent une grande variété d'approches destinées à gérer efficacement les substances dangereuses. Ils couvrent souvent des opérations de travail spécifiques, telles que le remplissage ou le pompage de liquides, ou les procédés de soudure. D'autres sources donnent un aperçu complet de certains groupes de substances, comme les substances sensibilisantes, ou mettent en avant les risques typiques dans certains secteurs.
En outre, en plus de contribuer à une évaluation des risque de haute qualité, la plupart de ces outils proposent de bonnes pratiques, expliquant comment réduire les risques dans des contextes professionnels courants comportant une exposition aux substances dangereuses. Il existe également des outils destiné à aider des acteurs spécifiques, comme les inspecteurs du travail, les petites et moyennes entreprises et les représentants des travailleurs, pour ne citer qu'eux. Il vaut donc vraiment la peine d'explorer le site pour découvrir l'aide à votre disposition.

Source: https://osha.europa.eu/fr/themes/dangerous-substances/practical-tools-dangerous-substances

Mission relative à la prévention et à la prise en compte de l’exposition des travailleurs aux agents chimiques dangereux

Rapport remis à la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, le 29 août 2018.
Mission sur l'exposition aux agents chimiques dangereux confiée au Professeur Frimat, professeur des universités et praticien hospitalier de l'université de Lille, spécialiste de la santé au travail, avec l'appui et le soutien logistique de la direction générale du travail et de la direction de la sécurité sociale.

Source: https://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/rapport_professeur_frimat.pdf

Le risque chimique

Présent dans tous les secteurs d'activité, le risque chimique reste une préoccupation majeure en matière de risques professionnels. Les produits chimiques peuvent en effet induire de graves effets sur la santé, immédiats ou différés. Parmi les multiples substances employées, les produits classés cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction (CMR) exposent de nombreux salariés à moyen ou long terme : près de 10 % de la population active est en contact avec au moins un CMR sur le lieu de travail. Du fait de leur nocivité, ces produits nécessitent d'être substitués par d'autres agents moins dangereux, lorsque cela est possible.

Source: (2018). Travail & sécurité, (797).
http://www.travail-et-securite.fr/ts/dossier/Le%20risque%20chimique.html

A Review of Workplace Risk Management Measures for Nanomaterials to Mitigate Inhalation and Dermal Exposure

This review describes an evaluation of the effectiveness of Risk Management Measures (RMM) for nanomaterials in the workplace. Our aim was to review the effectiveness of workplace RMM for nanomaterials and to determine whether established effectiveness values of conventional chemical substances applied for modelling purposes should be adopted or revised based on available evidence. A literature review was conducted to collate nano-specific data on workplace RMM. Besides the quantitative efficacy values, the library was populated with important covariables such as the study design, measurement type, size of particles or agglomerates/aggregates, and metrics applied. In total 770 records were retrieved from 41 studies for three general types of RMM (engineering controls, respiratory equipment and skin protective equipment: gloves and clothing). Records were found for various sub-categories of the different types of RMM although the number of records for each was generally limited. Significant variation in efficacy values was observed within RMM categories while also considering the respective covariables. Based on a comparative evaluation with efficacy values applied for conventional substances, adapted efficacy values are proposed for various RMM sub-categories (e.g. containment, fume cupboards, FFP2 respirators). It is concluded that RMM efficacy data for nanomaterials are limited and often inconclusive to propose effectiveness values. This review also shed some light on the current knowledge gaps for nanomaterials related to RMM effectiveness (e.g. ventilated walk-in enclosures and clean rooms) and the challenges foreseen to derive reliable RMM efficacy values from aggregated data in the future.

Source: Goede, H., Christopher-de Vries, Y., Kuijpers, E. et Fransman, W. (2018). Annals of work exposures and health.
https://doi.org/10.1093/annweh/wxy032

Development of a bar code-based exposure assessment method to evaluate occupational exposure to disinfectants and cleaning products

A pilot study
Objective: Healthcare workers are highly exposed to various types of disinfectants and cleaning products. Assessment of exposure to these products remains a challenge. We aimed to investigate the feasibility of a method, based on a smartphone application and bar codes, to improve occupational exposure assessment among hospital/cleaning workers in epidemiological studies.
Methods: A database of disinfectants and cleaning products used in French hospitals, including their names, bar codes and composition, was developed using several sources: ProdHyBase (a database of disinfectants managed by hospital hygiene experts), and specific regulatory agencies and industrial websites. A smartphone application has been created to scan bar codes of products and fill a short questionnaire. The application was tested in a French hospital. The ease of use and the ability to record information through this new approach were estimated.
Results: The method was tested in a French hospital (7 units, 14 participants). Through the application, 126 records (one record referred to one product entered by one participant/unit) were registered, majority of which were liquids (55.5%) or sprays (23.8%); 20.6% were used to clean surfaces and 15.9% to clean toilets. Workers used mostly products with alcohol and quaternary ammonium compounds (>90% with weekly use), followed by hypochlorite bleach and hydrogen peroxide (28.6%). For most records, information was available on the name (93.7%) and bar code (77.0%). Information on product compounds was available for all products and recorded in the database.
Conclusion: This innovative and easy-to-use method could help to improve the assessment of occupational exposure to disinfectants/cleaning products in epidemiological studies.

Source: Quinot, C., Amsellem-Dubourget, S., Temam, S., Sevin, E., Barreto, C., Tackin, A., ... et Descatha, A. (2018). Occup Environ Med.
http://dx.doi.org/10.1136/oemed-2017-104793

Surveillance biologique de l’exposition professionnelle (SBEP) aux médicaments anticancéreux au sein d’un hôpital Mauritanien

Contexte: En Mauritanie, l'activité du Centre National d'Oncologie (CNO) n'a cessé de croître, entraînant une augmentation de la manipulation de médicaments anticancéreux (MAC). Dans ce contexte, la contamination des professionnels aux MAC a été évaluée.
Méthodes: L'intervention s'est déroulée en 2015, dans 2 services de soins, et a évalué des infirmiers (IDE) préparant et administrant des MAC et des agents en charge de l'hygiène (AH). Chaque participant a fourni un prélèvement urinaire en fin de poste et fin de semaine. Cinq molécules ont été recherchées à l'aide de méthodes spécifiques, de haute sensibilité (UHPLC-MS/MS) avec des limites de quantification (LQ) très basses (cyclophosphamide [CP], ifosfamide [IF], méthotrexate [MTX] : 2,5 ng/L ; doxorubicine [Doxo] : 10 ng/L ; alpha-fluoro-béta-alanine [FBAL, métabolite du 5-fluoro-uracile] : 20 ng/L). Un sujet était considéré comme « contaminé » dès lors qu'un MAC était détecté à une concentration urinaire ≥ la LQ ou à l'état de traces.
Résultats: Douze personnes ont participé (6 IDE, 6 AH) et 12 échantillons urinaires ont été recueillis et analysés. Le pourcentage de contamination interne était de 66,6 % pour l'ensemble des participants (n = 8/12), 100 % pour les IDE (6/6) et 33 % pour les AH (2/6). Chez 62,5 % (u = 5/8) des sujets contaminés, 2 à 4 des MAC recherchés ont été détectés dans les urines. Le CP a été retrouvé dans les urines de tous les sujets contaminés. Le FBAL a été retrouvé chez 4 sujets, le MTX chez 3, la Doxo chez 1. Seul l'IF n'a pas été détecté dans les échantillons. Les niveaux de concentrations urinaires (toutes molécules confondues) s'étendaient de 3 à 844 ng/L pour les IDE et de 3 à 44 ng/L pour les AH. Les valeurs médianes des concentrations urinaires étaient respectivement de 87 ng/L, 15,1 ng/L et 4,4 ng/L pour le FBAL, le CP et le MTX. La valeur de la Doxo était 218 ng/L.
Discussion: Il n'existe pas à ce jour de valeur biologique d'interprétation (VBI) mais la contamination de ces personnels est avérée puisqu'un ou plusieurs MAC ont été détectés à l'état de traces dans les urines ou à une concentration urinaire supérieure ou à égale à la LQ de la méthode analytique qui doit être la plus basse possible. Cependant, étant donnée la dangerosité des MAC, la mise en place de mesures correctives est indispensable auprès de ce personnel. La SBEP est l'outil de choix pour tracer les expositions insuffisamment maîtrisées et constitue un signal d'alarme. Ces résultats démontrent la nécessité de sensibiliser les professionnels aux risques liés à la manipulation des MAC.

Source: Villa, A., Mohamedou, M., Pillière, F., Verdun-Esquer, C., Molimard, M., Sidatt, M. et Canal-Raffin, M. (2018). Archives des Maladies Professionnelles et de l'Environnement, 79(3), 392.
https://doi.org/10.1016/j.admp.2018.03.397

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