2018-05-01 12:00 - Messages

Soignants et médicaments cytotoxiques

Place de la biométrologie dans la maîtrise des risques dans le temps
Les médicaments cytotoxiques utilisés dans les traitements des cancers présentent une toxicité intrinsèque, du fait de leurs propriétés génotoxiques, tératogènes et cancérigènes. Les professionnels de santé pouvant y être exposés, il est essentiel de garantir leur sécurité et de mettre en place des programmes d'évaluation des expositions pour documenter les expositions, juger de l'efficacité des mesures de protection et établir des priorités en matière de prévention. Cet article présente les principaux résultats de deux campagnes d'évaluation des expositions aux médicaments cytotoxiques, réalisées en 2010 puis en 2016 dans un même établissement hospitalier en France.
Les expositions des soignants (infirmiers, aides-soignants et agents de service hospitalier) ont été évaluées par la biométrologie et par la mesure de la contamination de leur environnement de travail.
Les analyses réalisées en 2010 ont mis en évidence la présence de médicaments cytotoxiques dans les urines de près de la moitié des infirmiers et aides-soignants suivis, ainsi que sur les surfaces de travail. Malgré la mise en place de plusieurs actions de prévention, la campagne d'évaluation suivante, en 2016, a montré que les expositions perduraient. L'analyse d'un questionnaire sur la prise en charge globale du risque cytotoxique a permis d'apporter un éclairage sur ces résultats. Il apparaît ainsi que les différents déterminants de l'exposition (formation, port des équipements de protection individuelle, gestion des incidents, procédures formalisées…) doivent être identifiés et pris en compte pour une maîtrise du risque cytotoxique. Enfin, cette étude met en évidence le besoin d'un suivi régulier des expositions pour maintenir un niveau de vigilance optimal du personnel et éviter toute dérive au cours du temps.

Source: Ndaw S., Robert A., Ricolfi C., Denis F., Marsan P. (2018). Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire (12-13): 252-257.?
http://invs.santepubliquefrance.fr/beh/2018/12-13/2018_12-13_7.html

Examen des politiques sur la consommation de substances en milieu de travail au Canada

Les politiques et pratiques sur la consommation de substances en milieu de travail sont relativement peu développées, et la recherche et l'information sur ce sujet sont limitées. Pour de nombreux secteurs, l'amélioration des connaissances et de la compréhension de ce sujet pourrait être bénéfique pour divers intervenants, particulièrement les employeurs et les employés. En considérant ces faits, les objectifs de la présente étude étaient les suivants :
- Revoir, analyser et résumer de façon générale les politiques en milieu de travail sur la consommation de substances au Canada, leurs composantes communes et uniques et leurs lacunes.
- Déterminer les leçons apprises et les pratiques exemplaires dans l'élaboration et la mise en oeuvre de politiques sur la consommation de substances en milieu de travail d'après l'expérience d'organisations pour lesquelles la sécurité est critique.
- Déterminer quels secteurs stratégiques requièrent davantage de conseils, d'outils et de ressources et, par la suite, formuler des recommandations visant à améliorer l'élaboration de politiques et les réactions des employeurs devant la consommation de substances qui affecte le milieu de travail.
Cette étude est la première en son genre à explorer l'état des politiques canadiennes sur la consommation de substances en milieu de travail. Elle vise d'abord les employeurs et les professionnels des ressources humaines souhaitant élaborer ou améliorer les politiques et les pratiques exemplaires en milieu de travail sur la consommation de substances, puis les autres professionnels travaillant au sein d'organisations (p. ex. personnel médical, PAS/EAS, avocats, etc.).

Source: http://www.ccdus.ca/Resource%20Library/CCSA-Workplace-Substance-Use-Policies-Canada-Report-2018-fr.pdf

Assessment of safe antineoplastic drug handling practices in community pharmacies, veterinary settings and long-term care homes in Ontario

Antineoplastic drugs play an important role in cancer and other chronic disease treatment though a number of these drugs are known to have carcinogenic, mutagenic and teratogenic properties. Healthcare workers in hospitals and cancer treatment centres are typically identified as the largest job group known to be at risk. However, recently other job groups have also been identified as likely at risk due to direct or indirect exposure such as: community pharmacists including retail pharmacy workers, veterinarians and veterinarian technicians, nursing and other healthcare workers employed in long-term care homes, as well as workers involved in related shipping and receiving, waste handling, maintenance, housekeeping and laundry etc.
Studies on exposure levels assessed outside of hospitals and cancer treatment centres revealed that there is a potential hazard present in these settings. Surface contamination of various commonly prescribed antineoplastic drugs was observed in these workplaces at measurable levels comparable to those obtained in human oncology settings. In addition, although best practices for safe drug handling have been defined, little is known about the measures and controls in use for the safe handling of antineoplastic drugs outside of acute care settings.
The purpose of this study was to provide information on the extent of use of antineoplastic drugs in veterinary clinics, long-term care homes and community pharmacies in Ontario. The goal was to present a cross section of current practices and measures in use for safe handling of antineoplastic drugs and minimizing exposure following a request from the Ontario Ministry of Labour for an evaluation of safe work practices in community pharmacies, veterinary clinics and long-term care homes. Barriers to adherence of existing safe drug handling practices were also identified. This study aims to fill the gaps in current knowledge about ongoing practices in these work places which may guide future interventions and future research. This is important because of the likely increase in the number of exposed workers due to increased cancer therapy and treatment from increasing numbers of patients with cancer and other chronic illnesses. Assessing workplaces' safety culture and identifying barriers to adherence to safe work practices can contribute to minimizing worker exposure.

Source: http://www.occupationalcancer.ca/wp-content/uploads/2018/05/Antineoplastic-Drug-Handling-Final-Report-OCRC2018.pdf

Expositions aux champs électromagnétiques

Repères en santé au travail
Omniprésents dans l'environnement quotidien et en milieu de travail, les champs électromagnétiques (CEM) suscitent des interrogations et parfois des inquiétudes quant aux risques qu'ils peuvent faire encourir aux personnes. Si les effets biophysiques avérés sur l'homme sont bien connus, il reste parfois difficile pour un non spécialiste de faire la part des choses entre les effets tels qu'ils peuvent être rapportés par les travailleurs et leur relation avec la présence de CEM. Ce texte se propose d'expliciter les différents effets connus des CEM et les limites d'exposition qui leur sont associées. Il présente également des repères permettant aux professionnels de la santé au travail de faire un lien entre le poste de travail et les effets potentiels associés, et inversement de vérifier si un effet tel qu'il est ressenti par un travailleur est bien en lien avec les CEM présents sur son poste de travail. Ces repères sont complétés par des tableaux qui recensent des exemples d'installations couramment rencontrées en milieu de travail et les effets possibles correspondants.

Source: Moureaux, P. (2018). Références en santé au travail (153), 73-81.
http://www.rst-sante-travail.fr/rst/dms/dmt/ArticleDMT/PratiquesMetiers/TI-RST-TM-44/tm44.pdf

Burden of lung cancer attributable to occupational diesel engine exhaust exposure in Canada

Objective: To estimate the population attributable fraction (PAF) and number of incident and fatal lung cancers in Canada from occupational exposure to diesel engine exhaust (DEE).
Methods: DEE exposure prevalence and level estimates were used with Canadian Census and Labour Force Survey data to model the exposed population across the risk exposure period (REP, 1961–2001). Relative risks of lung cancer were calculated based on a meta-regression selected from the literature. PAFs were calculated using Levin's equation and applied to the 2011 lung cancer statistics obtained from the Canadian Cancer Registry.
Results: We estimated that 2.4% (95% CI 1.6% to 6.6%) of lung cancers in Canada are attributable to occupational DEE exposure, corresponding to approximately 560 (95% CI 380 to 1570) incident and 460 (95% CI 310 to 1270) fatal lung cancers in 2011. Overall, 1.6 million individuals alive in 2011 were occupationally exposed to DEE during the REP, 97% of whom were male. Occupations with the highest burden were underground miners, truck drivers and mechanics. Half of the attributable lung cancers occurred among workers with low exposure.
Conclusions: This is the first study to quantify the burden of lung cancer attributable to occupational DEE exposure in Canada. Our results underscore a large potential for prevention, and a large public health impact from occupational exposure to low levels of DEE.

Source: Kim, J., Peters C.E., Arrandale V.H., Labrèche, F., Ge, C.B., McLeod, C.B.,... Demers,P.A. (2018). Occup Environ Med.
http://dx.doi.org/10.1136/oemed-2017-104950

Abonnement courriel

Messages récents

Catégories

Mots-Clés (Tags)

Blogoliste

Archives