2018-01-01 12:00 - Messages

Travaux de revêtement routier: de multiples risques à prendre en compte

Travailler à la fabrication de routes n'est pas sans risque pour les opérateurs, car ils manipulent des enrobés bitumineux chauds qui peuvent présenter des effets sur la santé, soit par les fumées dégagées, soit par contact cutané. Ce dossier présente un état des lieux des différents travaux menés par la profession et les organismes de prévention pour améliorer la prévention de ces risques, ainsi que des méthodes d'évaluation des expositions des travailleurs aux fumées de bitume et des expositions cutanées aux produits contenus dans ces enrobés. Il rappelle également les différents risques liés aux rayonnements UV auxquels les travailleurs sont exposés, et les moyens de s'en protéger.

Source: http://www.inrs.fr/media.html?refINRS=DO%2019

Les laboratoires d’analyses biologiques

De la bonne analyse du risque
Mutualiser le matériel, les savoirs, les outils… Dans les laboratoires d’analyses biologiques, c’est un refrain désormais bien connu. Des mutations profondes, prenant souvent la forme de regroupements, s’opèrent depuis plusieurs années et devraient se poursuivre. Derrière l’appellation laboratoires d’analyses biologiques, on retrouve quatre types d’établissements : les laboratoires de biologie médicale (LBM), les laboratoires d’anatomie et cytologie pathologiques (anapath), les laboratoires d’analyses vétérinaires et les laboratoires d’analyses industrielles et environnementales. Ils ont tous en commun la manipulation d’échantillons de matières organiques susceptibles de contenir des agents biologiques pathogènes.

Source: (2018). Travail & Sécurité (790).
http://www.travail-et-securite.fr/ts/dossier/De%20la%20bonne%20analyse%20du%20risque.html

Coal miner participation in a job transfer program designed to prevent progression of pneumoconiosis, United States, 1986–2016

The Part 90 program was designed to prevent progression of pneumoconiosis in U.S. coal miners by establishing their right to transfer to a less dusty job in the mine. We calculated the proportion of Part 90-eligible miners who participated during 1986–2016, examined participation by region, and compared characteristics of miners by participation status. Of the 3,547 eligible miners, 14.4% exercised their Part 90 option. Miners working in states outside central Appalachia, and those with more severe pneumoconiosis, were more likely to participate. The primary goal of respiratory health surveillance of coal miners is early detection of disease so that preventive action can be taken. Future studies should seek to better understand factors influencing Part 90 program participation.

Source: Reynolds, L., Halldin, C. N., Laney, A. S., & Blackley, D. J. (2017). Archives of environmental & occupational health, 1-3.
https://doi.org/10.1080/19338244.2017.1402749

Microorganismes dans les fontaines biologiques de dégraissage

Évaluation de l'exposition professionnelle dans les ateliers d'entretien mécanique
Les fontaines biologiques appelées fontaines de biodégradation ou simplement biofontaines contiennent des dégraissants qui renferment des bactéries dont la tâche est de dégrader, par minéralisation, les salissures hydrocarbonées (huiles et graisses). Les fabricants de dégraissants pour biofontaines affirment que les microorganismes utilisés dans leurs préparations sont inoffensifs puisqu'ils se classent dans le groupe de risque 1; ils se référent alors à la classification des microorganismes en quatre groupes de risque infectieux. Cependant, des auteurs ont identifié plusieurs bactéries du groupe 2 (risque infectieux modéré pour la personne, mais faible pour la communauté) dans les liquides des biofontaines, par exemple Pseudomonas aeruginosa. Aucune donnée métrologique n'était toutefois disponible pour évaluer le risque d'exposition par inhalation des travailleurs. Cette recherche visait à combler cette absence de données.

Source: http://www.irsst.qc.ca/publications-et-outils/publication/i/100959/n/microorganismes-fontaines-biologiques-degraissage-exposition-entretien-mecanique

Nanotechnology in construction and demolition

What we know, what we don’t
Nanotechnology is an exciting, innovative area promising great benefits to many areas of life, industry and commerce, including construction and the built environment.
However there remains concerns about the health impacts from nanotechnologies. We don’t know which materials contain nanoparticles; we don’t know which nanoparticles are present; we don’t know how easily they could become bio-available; and we don’t know what to do if they do become bio-available.
This research, aimed to provide some clarity regarding the current use of nanomaterials in the built environment and was undertaken by Loughborough University. A supplementary guide has been developed for health and safety practitioners and industry stakeholders.

Source: https://www.iosh.co.uk/nanotechnology

Investigation d'une suspicion d'un excès de cas de cancer dans un laboratoire de recherche

Une suspicion d'agrégat de cancers chez des personnels d'un laboratoire de recherche a été investiguée par Santé publique France et sa cellule d'intervention en région Rhône-Alpes (Cire), en lien avec les services de médecine de prévention concernés.
Pour les neuf cas signalés, l'investigation a porté sur i) l'identification des cas, ii) la reconstitution des parcours et expositions professionnels au sein du laboratoire, iii) une recherche bibliographique des caractéristiques épidémiologiques des cancers retenus, iv) l'identification des facteurs de risque avérés ou suspectés de ces cancers, v) la recherche du caractère cancérogène des produits et équipements utilisés. L'analyse a comparé les expositions professionnelles des cas aux facteurs de risque avérés et suspectés pour les cancers identifiés.
Les sept cas retenus pour l'analyse présentent sept types de cancer différents diagnostiqués entre 2001 et 2014 dont cinq sont décédés.
Comparés avec les données de la population française, les cas ont déclaré leur cancer bien en amont de l'âge médian observé (sauf pour un cas).
Les expositions les plus fréquemment retrouvées sont les polymères, les nanomatériaux, les poudres, particules et poussières, les solvants et l'utilisation d'appareils faisant appel à des faisceaux de rayons X (RX).
La comparaison des expositions potentielles des cas avec les facteurs de risque ne montre pas de concordance pour l'ensemble des cancers. Toutefois, quatre cas de cancers ont une exposition potentielle aux RX qui est un facteur de risque avéré de leurs types de cancer. Cette exposition n'est toutefois pas établie au vu des résultats des mesures de contrôle réalisés sur la période d'utilisation de l'appareil chez les cas.
Finalement, l'investigation n'a pas identifié de lien entre les sept cas de cancers survenus et une exposition professionnelle commune au sein de ce laboratoire. Par ailleurs, l'âge jeune des cas et leur temps de travail au laboratoire avant diagnostic limité, ne sont pas en faveur d'un lien avec une exposition professionnelle.
Santé publique France a recommandé la mise en place d'un suivi rigoureux des postes occupés et des expositions pour l'ensemble des travailleurs dans ce laboratoire, quel que soit leur statut.

Source: http://invs.santepubliquefrance.fr/Publications-et-outils/Rapports-et-syntheses/Travail-et-sante/2017/Investigation-d-une-suspicion-d-un-exces-de-cas-de-cancer-dans-un-laboratoire-de-recherche

The Deepwater Horizon Incident: Fire and Explosion Issues

The loss of life and serious environmental damage from the blow out incident on the semi-submersible drilling rig Deepwater Horizon in 2010 in the US sector of the Gulf of Mexico has forced a reappraisal of the risks associated with drilling.
HSE commissioned this work in order to consider the lessons to be learned from this international incident. It is important for HSE to stimulate and inform consideration of fire and explosion risks amongst the designers and operators of drilling rigs.
Well control is clearly the first priority but some residual risk of blowout normally remains. This report deals with the minimisation of risks from fire and explosions if blowout does occur and also deals with some issues such as options for ignition frequency reduction and fire and blast mitigation that have not been adequately covered elsewhere.
The report presents findings to inform fire and explosion risk assessment and aid the development of suitable risk control measures. Drilling rig designers and operators should note that some of the changes suggested as a result of the Deepwater Horizon incident can only be implemented at the stage of rig design or major overhaul.

Source: http://www.hse.gov.uk/research/rrhtm/rr1122.htm

Exposure to substances hazardous to health in foundries

Tackling the causes of occupational lung disease is a key priority for HSE. Foundry workers are potentially exposed to a wide range of hazardous substances, including, for example, respirable crystalline silica (RCS), metal fumes and dust, that can cause lung (and other) cancers and chronic obstructive pulmonary disease (COPD).
This work was undertaken to understand current exposures to hazardous substances in the foundry industry, to identify examples of good control practice, and to establish  benchmark standards of control for the industry.
Many examples of good practice were found, which, if adopted across the foundry industry, would ensure effective control of exposure to hazardous substances. The challenge for the industry is to share and adopt the good control practice identified; this will require positive engagement with the workforce, representative bodies and  management at all levels.

Source: http://www.hse.gov.uk/research/rrhtm/rr1115.htm

Cannabis et travail

Le cannabis est le produit illicite le plus consommé en milieu professionnel. Inhalé ou ingéré, le THC, substance psychoactive de cette plante, peut mettre en danger la santé et la sécurité des salariés et être à l'origine d'accidents du travail. Cet article fournit aux acteurs de santé au travail différentes données permettant de comprendre la consommation de cannabis, de l'évaluer et de proposer des mesures de prévention, tant sur le plan collectif qu'individuel.

Source: Hache, P. (2017). Références en santé au travail (152), 37-51.
http://www.inrs.fr/dms/inrs/CataloguePapier/DMT/TI-TC-160/tc160.pdf

Dermatite de contact aux protéines

La dermatite de contact aux protéines est une dermatose professionnelle sous-estimée.
Les principales professions concernées sont les métiers de la restauration et de l'alimentation et les métiers en contact avec les animaux.
Les sources de protéines sensibilisantes sont les aliments d'origine végétale (fruits, légumes, farines, épices) et animale (viandes, oeufs, produits laitiers, poissons et crustacés), les champignons et enzymes, les végétaux non comestibles et les animaux.
Cliniquement, c'est un eczéma chronique avec exacerbations immédiates urticariennes ou vésiculeuses au contact des protéines.

Source: Crépy, M.N. (2017). Références en santé au travail (152), 131-142.
http://www.inrs.fr/dms/inrs/CataloguePapier/DMT/TI-TA-102/ta102.pdf

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