Current state of knowledge on the health effects of engineered nanomaterials in workers

A systematic review of human studies and epidemiological investigations
Objectives: The widespread application of nano-enabled products and the increasing likelihood for workplace exposures make understanding engineered nanomaterial (ENM) effects in exposed workers a public and occupational health priority. The aim of this study was to report on the current state of knowledge on possible adverse effects induced by ENM in humans to determine the toxicological profile of each type of ENM and potential biomarkers for early detection of such effects in workers.
Methods: A systematic review of human studies and epidemiological investigations of exposed workers relative to the possible adverse effects for the most widely used ENM was performed through searches of major scientific databases including Web of Science, Scopus, and PubMed.
Results: Twenty-seven studies were identified. Most of the epidemiological investigations were cross-sectional. The review found limited evidence of adverse effects in workers exposed to the most commonly used ENM. However, some biological alterations are suggestive for possible adverse impacts. The primary targets of some ENM exposures were the respiratory and cardiovascular systems. Changes in biomarker levels compared with controls were also observed; however, limited exposure data and the relatively short period since the first exposure may have influenced the incidence of adverse effects found in epidemiological studies.
Conclusions: There is a need for longitudinal epidemiologic investigations with clear exposure characterizations for various ENM to discover potential adverse health effects and identify possible indicators of early biological alterations. In this state of uncertainty, precautionary controls for each ENM are warranted while further study of potential health effects continues.

Source: Schulte, P. A., Leso, V., Niang, M., et Iavicoli, I. (2019). Scandinavian Journal of Work, Environment & Health,45(3):217-238.
http://dx.doi.org/10.5271/sjweh.3800

Santé travail : enjeux et actions. Les cancers reconnus d'origine professionnelle. Evolution statistique, actions de prévention et d'accompagnement des salariés exposés

Sur la période 2013-2017, l'Assurance Maladie - Risques professionnels a reconnu, en moyenne 1 840 cancers d'origine professionnelle par an,soit 0,5 % des nouveaux cas de cancers recensés en France. Sur la même période, plus de 50 000 maladies professionnelles ont été reconnues par an, liées majoritairement à des troubles musculo-squelettiques.
Parmi les cancers professionnels reconnus, la part liée à l'amiante est prépondérante (80 % sur la période 2013-2017). Il s'agit de cancers du poumon dans 70 % des cas et de mésothéliomes dans 30 % des cas.
Du fait de la prédominance des cancers liés à l'amiante, la majorité des cas reconnus sont des cancers du poumon (57 %). Viennent ensuite les cancers de la plèvre (21 %) et de la vessie (11 %).95 % des cancers d'origine professionnelle sont reconnus par le système des tableaux de maladies professionnelles :
- dont 80 % correspondent strictement aux modalités des tableaux (alinéa 5 de l'article L461-1 du code de la Sécurité sociale),
- et 15 % correspondent partiellement à celles-ci (alinéa 6). Les 5 % restants (environ 90 cas par an) sont reconnus hors tableaux par le système complémentaire (dit de l'alinéa 7 faisant référence au même article). Tous types de cancers confondus, l'âge moyen et médian des personnes touchées au moment de la reconnaissance en maladie professionnelle est de 68 ans. Il s'agit donc majoritairement de retraités.Les patients atteints d'un mésothéliome ou d'un cancer broncho-pulmonaire du tableau 30 (amiante) sont les plus âgés au moment de cette reconnaissance (âge moyen et médian de 73 ans), tandis que les patients atteints d'une hémopathie maligne du tableau 4 (benzène) sont les plus jeunes (moyenne à 56,5 ans et médiane à 56 ans).Il existe une forte différenciation selon le sexe : les hommes sont très majoritairement les plus concernés (96 %). Il s'agit majoritairement d'ouvriers (80 % de cas). Les hommes ne présentent en effet pas les mêmes expositions au risque de cancers professionnels du fait de la spécificité de leurs emplois. A titre de comparaison, toutes causes de cancers confondues, les hommes représentent seulement 55 % des cas dans la cartographie des cancers établie par Santé publique France. 
Cette situation est le reflet de la structure d'emploi des cinquante dernières années et ne reflète pas l'exposition actuelle des salariés.

Source : https://veille-travail.anact.fr/osiros/result/notice.php?queryosiros=id:97937&referer=home&referer=home

Occupational Exposure to Metals in Shooting Ranges: A Biomonitoring Study

 

Background 
Lead (Pb) exposure in shooting ranges has been reduced by various measures such as jacketed ammunition and lead-free primers. Nevertheless, this may lead to exposure to other metals, potentially resulting in adverse health effects.
Methods
In a cross-sectional study, 35 subjects from seven different shooting ranges were studied: four shooting instructors, 10 police officers, 15 Special Forces, and six maintenance staff members. Metals and metalloids were determined in blood and urine by inductively coupled plasma–mass spectrometry.
Results
The concentrations of most elements did not differ significantly between groups or compared to reference values, except for Sb and Pt in urine and Pb in blood. Mean values for Sb were considerably higher in urine from the Special Forces (0.34 μg/L), the maintenance staff (0.13 μg/L), and shooting instructors (0.32 μg/L) compared to the police officers before shooting (0.06 μg/L) and a Belgian reference value (0.04 μg/L). For Pt, the Special Forces showed higher mean urinary concentrations (0.078 μg/L) compared to a Belgian reference value (<0.061 μg/L). Mean values for blood lead were markedly higher in the Special Forces (3.9 μg/dL), maintenance staff (5.7 μg/dL), and instructors (11.7 μg/dL) compared to police officers (1.4 μg/dL). One instructor exceeded the biological exposure index for blood Pb (38.8 μg/dL).
Conclusion
Since both Pb and Sb were found to be higher in shooting range employees, especially among frequent shooters, it is advisable to provide appropriate protective equipment, education, and medical follow-up for shooting range personnel in addition to careful choice of ammunition.

Source : Vandebroek, E., Haufroid, V., Smolders, E., Hons, L. et Nemery, B. (2019) Safety and Health at Work. 10(1), 87-94. https://doi.org/10.1016/j.shaw.2018.05.006

 

Measuring and controlling emissions from polymer filament desktop 3D printers

Affordable desktop 3D printers are being widely used in businesses, schools and colleges. Some of these printers use filaments to deposit polymer through a heated nozzle to build three dimensional objects. This type of desktop printer is generally unenclosed and some published studies have raised concerns that they may release potentially harmful fumes and particles. The scientific evidence base on exposures and potential health endpoints is being developed internationally.

This report describes initial research in a laboratory setting to a) measure emissions of particulates and volatile organic compounds from desktop 3D printers and b) investigate the effectiveness of control measures to reduce these printer emissions. Two common filament materials were investigated: polylactic acid (PLA) which is generally used in schools, and acrylonitrile butadiene styrene (ABS).

Source: http://www.hse.gov.uk/research/rrhtm/rr1146.htm#utm_source=govdelivery&utm_medium=email&utm_campaign=research-reports-1604&utm_content=rr1146

Surveillance biologique des expositions professionnelles aux agents chimiques : les pratiques des équipes de santé au travail

Les recommandations de bonne pratique pour la surveillance biologique des expositions (SBEP) aux risques chimiques ont été publiées en mai 2016. Afin de connaître leur utilisation, une enquête par questionnaire a été entreprise auprès de services de santé au travail (SST).
Cette enquête met en évidence une bonne maîtrise du contenu des recommandations par les médecins en SST autonome. En SST interentreprises, le besoin de formation sur la mise en oeuvre de la SBEP selon ces recommandations est manifeste, notamment concernant l'usage de la fiche de renseignements médicaux et professionnels (FRMP), la pratique de la pluridisciplinarité, la traçabilité collective des résultats.
La mise en place de médecins référents régionaux, formés aux risques chimiques et, en particulier à la SBEP, avec une bonne connaissance de ces recommandations, devrait permettre de développer une SBEP de qualité.

Source : http://www.rst-sante-travail.fr/rst/pages-article/ArticleRST.html?ref=RST.TF%20266

Valeurs biologiques d'exposition en milieu professionnel - Le perchloroéthylène

Le site Substitution CMR résume les recommandations de l'ANSES concernant les valeurs biologiques pour la surveillance biologique des expositions en milieu professionnel du perchloroéthylène. Le rapport de l'ANSES est téléchargeable à l'adresse suivante : 

Description par type de cancer des situations professionnelles à risque : synthèse des données du réseau RNV3P

L'ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) et le RNV3P (Réseau National de Vigilance et de Prévention des Pathologies Professionnelles) mettent en ligne un rapport identifiant les situations professionnelles à risque pour plusieurs types de cancers. Sont abordés les cancers broncho-pulmonaires, les cancers urothéliaux, les hémopathies lymphoïdes matures, les leucémies myéloïdes, le cancer du larynx, le cancer des fosses nasales et des sinus, le cancer du rein, les cancers primitifs de la peau non mélanocytaires, les cancers du système nerveux central, le cancer colorectal et le cancer du sein.

Source : https://www.e-cancer.fr/Professionnels-de-sante/Facteurs-de-risque-et-de-protection/Expositions-professionnelles/Ressources-et-veille-documentaires/Cancers-Pro-Actu/Cancers-Pro-Actu-26/Description-par-type-de-cancer-des-situations-professionnelles-a-risque-synthese-des-donnees-du-reseau-RNV3P

Investigation d’un syndrome collectif inexpliqué parmi le personnel d’un centre de recherche dans l’Hérault

En février 2017, Santé publique France (région Occitanie) est contactée pour un signalement concernant un problème d'odeur dans un centre de recherche. Depuis le mois d'avril 2016, des épisodes d'odeurs (décrites comme des odeurs de solvants ou d'éther) incommodent fortement les personnels travaillant dans le bâtiment de l'animalerie. La plupart de ces personnels décrit des symptômes tels que maux de tête, nausées, vomissement, irritations des voies aériennes…

Une réunion, organisée en avril 2017, a permis de présenter et proposer à l'ensemble des acteurs la démarche d'investigation proposée par Santé publique France selon le guide de diagnostic et prise en charge des syndromes collectifs inexpliqués. Les investigations ont été menées par un groupe multidisciplinaire et se composaient de 4 volets : épidémiologique, clinique, environnemental et psycho-social.

Six personnes sur huit travaillant dans l'animalerie au moment de l'enquête épidémiologique ont ressenti des symptômes. En 2017, cinq salariés sur huit ont été affectés, en moyenne une fois par semaine. Les symptômes sont sans gravité, relativement brefs, réversibles, majoritairement sans aggravation dans le temps mais peuvent être handicapants pour le travail quotidien. La simultanéité des odeurs et des symptômes n'est pas en faveur d'un phénomène exclusivement psychosocial. L'hypothèse la plus plausible concerne une contamination du réseau des eaux usées. Des mesures réalisées fin 2017 dans le réseau d'eaux usées ont montré la présence de chloroforme, à des niveaux toutefois relativement faibles, odeur cohérente avec l'odeur éthérée décrite par les salariés. Le chloroforme ou d'autres sous-produits chlorés peuvent en effet se former par action du chlore sur la matière organique, des laboratoires de biologie rejetant à l'évier de grandes quantités d'eau de javel en amont de l'animalerie. Plusieurs propositions pour guider les mesures de gestion au niveau des effluents ont été avancées à l'issue de ces investigations.

Source : http://invs.santepubliquefrance.fr/Publications-et-outils/Rapports-et-syntheses/Travail-et-sante/2019/Investigation-d-un-syndrome-collectif-inexplique-parmi-le-personnel-d-un-centre-de-recherche-dans-l-Herault

Dioxyde de titane sous forme nanoparticulaire : l’Anses définit une Valeur Toxicologique de Référence (VTR) pour l’exposition chronique par inhalation

Le dioxyde de titane sous forme nanoparticulaire est utilisé dans de nombreuses applications industrielles et commerciales. Dans le cadre de sa mission nationale d'élaboration de valeurs sanitaires de référence, l'Anses a été chargée de définir une Valeur Toxicologique de Référence (VTR) pour le dioxyde de titane sous forme nanoparticulaire (TiO-NP). Suite à une analyse approfondie de l'ensemble des données de toxicité disponibles, l'Agence recommande une VTR chronique par inhalation pour la forme P25 du TiO2-NP de 0,12 µg.m-3. A partir de cette valeur de référence, des évaluations de risques sanitaires seront menées dans le cadre des actions de gestion des installations et sites industriels en France. Il s'agit par ailleurs, de la première VTR élaborée pour un nanomatériau en France.

Source https://www.anses.fr/fr/content/dioxyde-de-titane-sous-forme-nanoparticulaire-l%E2%80%99anses-d%C3%A9finit-une-valeur-toxicologique-de
New OSHA Resources on Radiation Emergency Preparedness and Response

The new webpage provided by the Occupational Safety and Health Administration (OSHA) on radiation emergency preparedness is intended to help protect the health and safety of workers during situations ranging from small, isolated incidents in laboratories to potentially catastrophic radiation releases at nuclear facilities. The webpage also provides resources on health and safety planning, medical monitoring and dosimetry, and other relevant topics.

Source : https://www.osha.gov/SLTC/emergencypreparedness/radiation/index.html

EPA Identifies 40 Chemicals to Prioritize for Risk Evaluation

The Environmental Protection Agency (EPA) is publishing a list of 40 chemicals to begin the prioritization process – the initial step in a new process of reviewing chemicals currently in commerce under the amended Toxic Substances Control Act (TSCA). EPA is releasing this list to provide the public an opportunity to submit relevant information, such as the uses, hazards, and exposure for these chemicals. A docket has been opened for each of the 40 chemicals. The publication of this list in the Federal Register initiates a 90-day public comment period.

Source : https://www.epa.gov/assessing-and-managing-chemicals-under-tsca/list-chemicals-undergoing-prioritization

Santé au travail : vers une meilleure prise en compte de la poly-exposition

De par leurs métiers, les travailleurs sont susceptibles d'être exposés à de multiples facteurs de risques sanitaires. La question de la poly-exposition représente un défi majeur pour l'ensemble des acteurs de la sécurité sanitaire et de la prévention en matière de santé au travail. Dans le cadre du Plan Santé au Travail 2016-2020, est publié ce jour un état des lieux des actions menées par les principaux acteurs sur la question de la poly-exposition en France et à l'international. Ces travaux ont permis de définir l'état des connaissances et les enjeux autour de cette problématique.

Le Plan Santé au Travail (PST3)définit les orientations du gouvernement en matière de santé au travail pour la période de 2016 à 2020. L'action 1.11, qui concerne la question de la poly-exposition, est mise en œuvre par plusieurs partenaires dont l'Agence nationale de l'amélioration des conditions de travail (Anact), l'Agence nationale de sécurité sanitaire alimentation, environnement, travail (Anses), la Caisse nationale de l'assurance maladie (Cnam), la direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares), la direction générale du travail (DGT), la direction générale de la prévention des risques (DGPR), la direction générale de la santé (DGS), l'Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles  (INRS) et Santé Publique France (SPF).

Source : https://www.anses.fr/fr/system/files/PST3_Etatdeslieux_Polyexposition.pdf

NIOSH Reviews Scientific Literature on Infectious Diseases in the Workplace

NIOSH recently published a study conducting a review of infectious disease investigations in workplaces across the United States to better understand the range of cases, the risk factors for workers, and the ways to prevent infectious disease transmission on the job.

Source : https://wwwnc.cdc.gov/eid/article/25/3/18-0708_article

Lignes directrices de l'OMS pour la protection des travailleurs contre les risques potentiels des nanomatériaux manufacturés

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a mis en place un groupe de travail dans le but d’élaborer des lignes directrices qui s’expriment sous forme de recommandations visant à protéger les travailleurs contre les risques potentiels des nanomatériaux manufacturés (NMM) pour la santé. Ces lignes directrices s’appuient sur une série de revues systématiques de la littérature effectuées par des équipes de recherche affiliées à différents centres internationaux. L’Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et sécurité du travail (IRSST) et l’Université de Montréal ont participé à ce processus d’élaboration des lignes directrices, notamment en réalisant une revue systématique portant sur l’identification des situations d’exposition.

Le présent document est une traduction conforme à la version originale en anglais produite par l’OMS, qui a autorisé sa publication dans le but de favoriser la diffusion du document auprès de la communauté francophone. Les recommandations visent à aider les responsables de l’élaboration des politiques, les professionnels de la santé et de la sécurité au travail, les travailleurs et les employeurs à prendre des décisions en matière de protection des travailleurs contre les risques potentiels des NMM à la santé et à la sécurité.

Le document de l’OMS se base sur le principe de précaution afin de réduire l’exposition des travailleurs au niveau le plus bas atteignable.

Source : https://www.irsst.qc.ca/publications-et-outils/publication/i/101017/n/protection-nanomateriaux-manufactures

Publication de la directive introduisant de nouvelles valeurs-limites dans la législation européenne sur les agents cancérigènes

Le Journal officiel de l'Union européenne a publié le 31 janvier 2019 le texte de la directive 2019/130. Cette directive s'inscrit dans le processus de révision de la directive sur la protection des travailleurs contre les agents cancérigènes et mutagènes (CMD). Elle en constitue la deuxième étape.

La révision de la directive CMD a été lancée en mai 2016. La première étape s'est conclue par l'adoption de la directive 2017/2398 du 12 décembre 2017.

La deuxième étape qui se conclut actuellement introduit six nouvelles valeurs-limites d'exposition professionnelles pour des substances cancérogènes. Le texte final, résultat d'un compromis entre le Parlement européen et le Conseil des ministres, améliore nettement la proposition initiale de la Commission européenne qui avait été introduite en août 2017. Grâce à des amendements votés à une très large majorité par le Parlement européen, les émissions des moteurs diesel sur les lieux de travail entrent dans le champ d'application de la directive. La valeur limite d'exposition professionnelle contraignante (VLEPC) pour les émissions de moteur diesel est fixée à 0,05 mg/m³. Cette valeur est calculée sur la base du carbone élémentaire. Elle devra être mise en place dans les différents Etats membres au plus tard pour le 21 février 2023, avec la possibilité de retarder cette mise en application d'une période de trois dans les activités extractives et le percement de tunnel. La deuxième étape fait également entrer dans le champ d'application de la CMD les travaux entraînant une exposition cutanée à des huiles minérales qui ont été auparavant utilisées dans des moteurs. Cette exposition professionnelle concerne environ un million de travailleurs en Europe.

Les Etats membres doivent transposer la nouvelle directive pour le 21 février 2021 au plus tard. La directive établit des prescriptions minimales. Les organisations syndicales s'efforceront d'obtenir un niveau de protection plus élevé de la vie et de la santé dans les législations nationales de transposition.

Source : https://www.etui.org/fr/Themes/Sante-et-securite/Actualites/Publication-de-la-directive-introduisant-de-nouvelles-valeurs-limites-dans-la-legislation-europeenne-sur-les-agents-cancerigenes/?utm_source=Hesamail_March2019

New reports on alternatives assessment and substitution of harmful chemicals

A Cross Country Analysis of Approaches to Support Alternatives Assessment and Substitution of Chemicals of Concern that describes and gives a list of approaches developed across countries and by different stakeholders to support alternatives assessment and substitution of chemicals of concern.

Source : http://www.oecd.org/fr/securitechimique/substitution-of-hazardous-chemicals.htm

 

Revue de la littérature épidémiologique sur le risque de cancer chez les pompiers

Une revue des publications sur le cancer chez les pompiers parues depuis l'analyse documentaire réalisée en 2007 par le CIRC a été entreprise dans le but de mettre en évidence de nouvelles preuves de liens ou des indicateurs d'associations possibles entre la profession de pompier et le cancer. Cette revue de la littérature a porté sur 21 sièges de cancer à l'égard desquels certaines preuves de lien non concluantes étaient ressorties des revues antérieures.

Plus de 600 publications sur l'exposition et l'épidémiologie ont ainsi été dépouillées en quête de données reliées au cancer chez les pompiers. Parmi elles, 11 études clés ont été retenues comme sources de données épidémiologiques primaires, auxquelles se sont ajoutées 14 études cas-témoins justificatives. Chacune des publications examinées mais non retenues est présentée en annexe et assortie d'un bref motif d'exclusion dans le cadre de l'analyse détaillée de cette revue de la littérature...

Les conclusions de ce rapport reposent uniquement sur les données probantes publiées depuis 2007, hormis celles de quelques publications légèrement antérieures non prises en compte dans l'analyse documentaire du CIRC. Plus précisément, aucun effort n'a été déployé pour revoir et intégrer toutes les données probantes publiées à ce jour. Une évaluation complète des preuves d'association et de risque relatives à un type de cancer particulier exigerait un examen exhaustif de toutes les données disponibles sur ce type de cancer, assorti d'une méta-analyse des données de l'ensemble des études afin de rehausser la puissance statistique de la démarche. Les preuves d'association relatives à chaque type de cancer abordé dans ce rapport ne s'appuient que sur la période de publication restreinte couverte par la présente revue de la littérature, de sorte que les conclusions s'en trouvent limitées d'autant.

La plus forte preuve d'association qui ressort de cette analyse documentaire concerne un excès de mésothéliomes chez les pompiers actifs il y a plus de 30 ans, probablement dû à l'exposition à l'amiante. Le cancer du poumon ne présente pas une association aussi marquée, mais comme on le sait relié aux mêmes expositions, son lien avec la profession ne peut être entièrement écarté. Il n'existe aucune preuve concluante d'association entre la profession de pompier et quelque autre type de cancer, mais la présente revue de la littérature et la revue antérieure du CIRC (2010a) font toutes deux état de cas plus fréquents de LNH et de cancer de la prostate chez les pompiers.

Sauf en ce qui concerne le mésothéliome, les données issues de la présente analyse documentaire se sont avérées insuffisantes pour confirmer ou infirmer de façon concluante quelque association que ce soit entre le cancer et la profession. Il existe néanmoins certaines preuves d'association entre la profession de pompier et les cancers de la vessie, du cerveau, du côlon/rectum, de la tête et du cou, des reins, de l'œsophage, de la peau et de l'intestin grêle, de même qu'avec la leucémie et le myélome multiple. Une méta-analyse effectuée en 2007 indiquait que certains de ces cancers (cerveau, côlon/rectum et peau) pouvaient être reliés à la profession de pompier, mais pas l'analyse documentaire du CIRC. Les liens entre la profession et d'autres types de cancer relevés dans la présente revue de la littérature ne sont pas étayés par les revues antérieures, de sorte qu'on ne peut en tirer aucune autre conclusion.

Source : https://www.irsst.qc.ca/publications-et-outils/publication/i/101015/n/risque-cancer-pompiers

Utilisation des composés organiques volatils microbiens comme biomarqueurs de l'exposition aux moisissures en milieu de travail ? Étude de faisabilité

La problématique de la qualité de l'air est un aspect important de la santé et de la sécurité au travail. Les moisissures et leurs composés sont des contaminants auxquels les travailleurs peuvent être exposés. Ces microorganismes sont responsables de nombreux problèmes de santé (maladies ou inconforts), incluant des allergies aiguës, de l'asthme, des sinusites/rhinites, des céphalées, de l'hypersensibilité environnementale, des irritations et des inflammations.

La surveillance classique de la présence fongique se base sur des méthodes d'évaluation directe de la flore mycologique ou sur l'exploitation de la méthode PCR quantitative. Ces approches requièrent néanmoins le recours à une procédure minutieuse d'échantillonnage et à l'intervention de personnel hautement expérimenté. Elles exigent aussi l'accès aux lieux contaminés pendant de longues durées, à des moyens techniques coûteux, et entraînent des délais relativement longs.

Une nouvelle approche consiste à mesurer les composés organiques volatils émis spécifiquement par les microchampignons présents dans les lieux. Toutefois, la mesure directe de ces composés organiques volatils microbiens (COVM) présente elle aussi des contraintes similaires à celles de l'approche classique. L'alternative proposée dans cette activité a pour principe de mesurer des COVM dans les matrices biologiques des personnes exposées, avant et après un quart de travail. Cette approche de biosurveillance serait complémentaire aux approches existantes.

Lors de ce bilan de connaissances, une revue de la littérature permettant de documenter le sujet et d'évaluer la pertinence de cette approche est menée. La mesure des COVM dans les matrices biologiques, les concentrations dans l'air intérieur des COVM et leur spécificité sont discutées. De plus, 548 COVM, provenant des émissions de nombreuses espèces de moisissures, ont été colligés. Un examen minutieux de plusieurs paramètres (c.-à-d. d'intérêt pour la santé, occurrence d'émission, paramètres physicochimiques et pharmacocinétiques, etc.) a permis de réduire ce nombre à 21 COVM potentiels pour une approche de biosurveillance (baisse de 96 %). Enfin, des recommandations concernant la mise en place pratique de la présente approche sont formulées et des perspectives sont tracées.

Source : https://www.irsst.qc.ca/publications-et-outils/publication/i/101014/n/biomarqueurs-exposition-moisissures

Dutch Committee On Occupational Safety Releases Report On Diesel Engine Exhaust

The Dutch Committee on Occupational Safety (DECOS) of the Health Council of the Netherlands has released a report summarizing the health effects of diesel engine exhaust. The report includes estimates of health-based occupational cancer risk values, and concludes that there is no safe exposure concentration below which no adverse health effects occur.

Source : https://www.healthcouncil.nl/documents/advisory-reports/2019/03/13/diesel-engine-exhaust

IARC Scientific Publication No. 165: Tumour Site Concordance and Mechanisms of Carcinogenesis

The International Agency for Research on Cancer (IARC) has published a new Scientific Publication that reviews the information on cancer sites and mechanistic events for the more than 100 agents classified in Group 1 (carcinogenic to humans) by the IARC Monographs Programme. This publication is based on a systematic identification and comparison of the cancer sites observed in humans and those observed in experimental animals, as well as a compilation of mechanistic events for agents known to cause cancer in humans.

Relevant information was analysed on all the agents classified in Group 1 in IARC Monographs up to and including Volume 109, most of which were reviewed in Volume 100A–F. These reviews and analyses were discussed during a two-part Workshop on Tumour Site Concordance and Mechanisms of Carcinogenesis convened by IARC.

Source : http://publications.iarc.fr/578

Risques pour l’audition d’une exposition combinée bruit et solvants

Résultats d'étude INRS sur le disulfure de carbone et les bruits impulsionnels. Une étude de l'INRS montre que l'exposition au disulfure de carbone, solvant a priori sans effet ototoxique, et aux bruits impulsionnels (non continus) peut entraîner un risque accru de pertes auditives, ce même en dessous de la valeur limite d'exposition au bruit. D'autres effets réversibles peuvent aussi être observés, comme une augmentation de la fatigue auditive en présence de bruit continu. Ces mécanismes non identifiés jusqu'à présent laissent penser que d'autres solvants a priori sans danger pourraient avoir les mêmes effets délétères sur l'audition.

Source : http://www.inrs.fr/actualites/risque-audition-exposition-bruit-solvant.html

Mieux prévenir le risque toxique : dossier

"Sur le risque chimique, on a l'impression que la prévention a toujours un train de retard. Comme si les catastrophes sanitaires passées ? amiante et chlordécone ? ou annoncées ? perturbateurs endocriniens et nanomatériaux ? n'occasionnaient pas de prise de conscience ou de sursaut. La progression des connaissances scientifiques et de l'évaluation des risques ainsi que l'évolution des modalités d'exposition devraient pourtant imposer un cadre réglementaire plus strict et des pratiques professionnelles plus ambitieuses pour protéger les salariés. Le lobbying des industriels, la faiblesse des moyens des organismes de contrôle et des agences sanitaires, la pression sur l'emploi constituent autant d'obstacles à la réduction des risques. Il devient urgent de changer de modèle de prévention." (Editorial, rédaction Santé et Travail).

Source : Dossier thématique, Santé & Travail, n° 105, janvier 2019

http://www.sante-et-travail.fr/mieux-prevenir-risque-toxique

 

Improved Ventilation System for Removal of Airborne Contamination in Airborne Infectious Isolation Rooms

The study discussed in this article evaluated the ventilation performance of three strategies for HVAC control for airborne infectious diseases induced by contaminated exhaled air from patients in an airborne infectious isolation room (AIIR). This article examines airflow path and airborne pollutant distribution by computational fluid dynamics modeling and field measurement. In hospitals, the risk of airborne virus diffusion mainly depends on airflow behavior and changes in direction caused by supply air and exhaust air locations. An improved isolation room ventilation strategy has been developed, and is found to be the most efficient in removing contaminants based on observations and simulation results from three ventilation systems.

Source : https://www.ashrae.org/technical-resources/ashrae-journal/featured-articles/improved-ventilation-system-for-removal-of-airborne-contamination-in-airborne-infectious-isolation-rooms


 

NIOSH Reviews Scientific Literature on Infectious Diseases in the Workplace

It may be obvious when people get injured at work, but it may not always be apparent when people acquire infections resulting from exposures at work. The National Institute for Occupational Safety and Health (NIOSH) recently published a study conducting a review of infectious disease investigations in U.S. workplaces to better understand the range of cases, the risk factors for workers, and the ways to prevent infectious disease transmission on the job.

Source : https://wwwnc.cdc.gov/eid/article/25/3/18-0708_article

 

OCRC report: assessment of diesel exhaust exposure in municipal fire halls in Ontario

This report summarizes the diesel exhaust exposure levels assessed in 12 fire halls from six fire services departments in Ontario and reviews how these exposures vary among the fire halls. The report also includes information on the exposure control strategies currently in place in the participating fire departments.

The study was requested and funded by the Prevention Office of the Ontario Ministry of Labour. The research was performed in collaboration with Dr. Tracy Kirkham from the University of Toronto's Dalla Lana School of Public Health.

Source : http://www.occupationalcancer.ca/wp-content/uploads/2018/06/DEE-Fire-Halls-Report.pdf

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